Casablanca: Mhidia serre la vis contre les commerces nocturnes

Mohamed Mhidia, wali de la région Casablanca-Settat.

Revue de presseLe wali de la région Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia, intensifie les contrôles pour faire appliquer l’heure légale de fermeture des commerces à 23 heures. Une campagne ciblant les dérives nocturnes, les activités illégales et les inégalités entre professionnels, dans une ville où les violations des horaires et les risques se multiplient. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 17/04/2026 à 19h47

Sous la supervision des gouverneurs de districts, les autorités administratives de Casablanca poursuivent des campagnes de contrôle pour faire appliquer les instructions émises par Mohamed Mhidia, wali de la région Casablanca-Settat. Celles-ci imposent aux différents commerces et établissements de services de respecter l’heure de fermeture fixée à 23 heures, à l’exception des pharmacies de garde, des hôtels et de certains espaces légalement autorisés à fonctionner au-delà de cet horaire, indique le quotidien Assabah dans son édition du weekend du 18 et 19 avril.

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de faire respecter les termes des licences administratives délivrées aux commerçants, qui définissent clairement les horaires d’ouverture et de fermeture. Pourtant, les inspections sur le terrain révèlent qu’un grand nombre d’établissements ne se plient pas à ces règles. Certains continuent leurs activités jusqu’aux petites heures du matin, tandis que d’autres fonctionnent quasi en permanence, sept jours sur sept, en violation flagrante des horaires légaux.

Cette situation pose des défis majeurs en matière d’ordre public, notamment sur le plan sécuritaire. En effet, la poursuite d’activités commerciales en dehors des cadres légaux peut favoriser l’émergence d’un environnement peu contrôlé, propice à des pratiques illicites. Certains commerces seraient utilisés pour la vente de produits servant à la consommation de stupéfiants, alerte Assabah. Ces pratiques compliquent davantage les efforts déployés pour lutter contre ces phénomènes.

Dans ce contexte, les autorités ont insisté sur le fait que l’objectif de cette campagne n’est pas de restreindre les activités commerciales, mais plutôt d’assurer l’équité entre les professionnels, de faire respecter les lois en vigueur et de renforcer la sécurité et l’ordre public dans les quartiers et les centres urbains. Elles ont également rappelé que tous les établissements sont tenus de se conformer à l’heure de fermeture fixée à 23 heures, à l’exception des catégories explicitement autorisées. Contrairement à certaines rumeurs avancées par des commerçants, cette mesure n’a aucun lien avec la réduction de la charge énergétique due aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient, précise Assabah.

Par ailleurs, les autorités ont appelé les professionnels dont l’activité nécessite un fonctionnement au-delà de cet horaire à respecter les procédures légales, en déposant des demandes de dérogation via le portail électronique dédié aux licences, conformément aux conditions et réglementations en vigueur. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche plus large visant à réguler le secteur commercial de manière plus stricte, tout en garantissant un équilibre entre la liberté d’exercer une activité économique et les exigences de sécurité et d’ordre public dans l’espace urbain.

Par La Rédaction
Le 17/04/2026 à 19h47