ADII: démantèlement d’un réseau criminel spécialisé dans le blanchiment d’argent par la contrebande de l’or

Des lingots d'or

Revue de presseUn contrôle de routine effectué par les Douanes espagnoles a mis au jour les ramifications d’un réseau criminel spécialisé dans le blanchiment d’argent par la contrebande de bijoux et de lingots d’or. En coordination avec le Maroc, les données ont été transférées à l’Administration des douanes et impôts indirects, qui poursuit ses investigations. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 01/06/2026 à 20h09

La brigade nationale relevant de l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) poursuit ses investigations en vue de démêler l’écheveau complexe d’un réseau criminel spécialisé dans le blanchiment d’argent par la contrebande de bijoux et de lingots d’or.

«Ce réseau criminel, dont les ramifications s’étendent du Maroc aux Émirats arabes unis et à l’Europe, aurait été identifié lors d’un contrôle de routine effectué par les services compétents des Douanes espagnoles dans la ville d’Algésiras, dans le sud de l’Espagne», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du mardi 2 juin.

Lors de cette opération, expliquent les sources du quotidien, «les services douaniers de la péninsule Ibérique ont découvert une quantité d’or d’une valeur de 1,5 million d’euros (environ quinze millions de dirhams)».

Cette quantité d’or était soigneusement dissimulée dans une valise de voyage à bord d’un véhicule dont le conducteur et son compagnon sont des ressortissants marocains disposant des nationalités espagnole et française.

Soumis à un interrogatoire, les deux ressortissants marocains ont déclaré aux enquêteurs n’avoir aucun lien avec la quantité d’or en question et être uniquement chargés du transport de la marchandise vers le Maroc, indiquent les mêmes sources.

Ces données recueillies par les services compétents espagnols ont été transférées à leurs homologues marocains. Il s’agit, révèlent les mêmes sources, d’informations relatives à un réseau criminel qui aurait des connexions en Inde, aux Émirats arabes unis et dans certains pays européens, notamment la France et l’Espagne.

Sur la base de ces données, poursuit le quotidien, la brigade nationale relevant de l’Administration des douanes et impôts indirects aurait localisé des ateliers anarchiques dans les villes de Casablanca, Tiznit, Meknès et Tétouan.

Ces structures clandestines seraient spécialisées dans la manipulation et la transformation de métaux afin de modifier l’apparence de l’or ou d’en dissimuler la provenance. Les investigations des services de l’ADII portent sur le contrôle des documents relatifs aux quantités d’or découvertes dans ces structures, d’autant que la réglementation en vigueur ne tolère pas l’importation de plus de 500 grammes d’or en provenance de l’étranger.

À ce propos, ajoutent les mêmes sources, le contrôle porte sur le poinçon officiel garantissant l’authenticité et la pureté de l’or. En attendant les résultats des enquêtes, les sources du quotidien indiquent que le Maroc ne serait qu’une plaque tournante pour le transit de l’or de contrebande vers les marchés de certains pays subsahariens, où les contrôles seraient moins rigoureux.

Par La Rédaction
Le 01/06/2026 à 20h09