Le président du Conseil de la concurrence, Abdelali Benamour, s’impatiente de voir naître le nouveau statut de son organisme qui lui permettra de prendre des décisions, notamment celle de "pouvoir mener des enquêtes" sans plus être confiné au stade du consultatif comme il l’est actuellement. "Le texte, qui devrait se conformer à la Constitution, a fait plusieurs allers-retours, et il y en aura encore entre nous (Conseil), le Secrétariat général du gouvernement et le gouvernement. Ce texte, qui est positif, se trouve actuellement entre les mains de la commission des Finances", a déclaré mardi Benamour à Le360 en marge d’une conférence de presse où il a par ailleurs appelé à "l’ouverture du secteur de la télévision à la concurrence".
Les points qui fâchent
Deux points de ce texte en cours de finalisation font encore traîner les choses. Le président du conseil a ainsi cité la condition des pouvoirs publics qui veulent règlementer "les relations entre le Conseil et les différents interlocuteurs" dans le cadre de la mission de cet organisme et le refus du conseil de voir siéger dans son bureau des membres sous l’étiquette de l’administration publique. "Notre Conseil est jaloux de son indépendance", a-t-il souligné. "Nous voulons que siègent parmi nous des personnalités, des intellectuels et des sages originaires de ces départements ministériels mais siégeant à titre indépendant. Nous ne voulons pas voir la mention selon laquelle siègent au bureau du Conseil des membres qui représentent les départements ministériels", a-t-il déclaré avant de conclure sur une note d’optimisme : "Nous allons réussir".





