Le coup de gueule de Benamour

Abdelali Benamour, président du conseil de la concurrence

Abdelali Benamour, président du conseil de la concurrence . MAP

Depuis l'adoption de la nouvelle Constitution, le projet de loi concernant la liberté des prix et de la concurrence attend toujours.

Le 28/05/2013 à 14h59, mis à jour le 28/05/2013 à 17h10

Est-il trop tard pour l’adoption du projet de loi sur la liberté des prix et de la concurrence ? A quelques mois de la fin du mandat des membres du Conseil de la concurrence, son président, Abdelali Benamour déplore le fait que ce texte qui porte modification de la loi n 06-99 sur la liberté des prix et de la concurrence n'ait pas encore été présenté au Parlement.

"Deux problématiques majeurs émergent au niveau dudit projet approuvé par le conseil du gouvernement" souligne Benamour lors de la 25e session du conseil organisée aujourd’hui. La première, concerne les rapports entre le conseil de la concurrence et les autorités de régulation sectorielle, tandis que la seconde porte sur l'indépendance du conseil et la nomination de ses membres.

Le Conseil fait le point

Lors de cette 25e session, Benamour a procédé à la présentation du rapport sur le bilan des dernières activités du conseil et l'approbation du procès-verbal de la précédente session, tenue le 25 février dernier.

Le conseil a ainsi examiné le dossier relatif à la concentration économique dans le secteur de la manutention portuaire. Le dossier concerne notamment l'opérateur portuaire Terminal Link, l'un des filiales du 3e groupe mondial de transport maritime en conteneurs CMA CGM, et le groupe chinois CMHI. Le conseil a également évoqué la question de la concentration économique dans le secteur du transport maritime entre le Fonds Stratégique d'Investissement (France) et le groupe mondial CMA CGM.

Le dossier relatif aux pratiques anticoncurrentielles dans l'hôtellerie de luxe ainsi que celui portant sur les pratiques des grandes surfaces à l'égard des grossistes, ont été aussi été examinés par les membres du conseil. Ce dernier devrait par ailleurs se pencher sur plusieurs études relatives à la concurrence dans le secteur de la distribution des films dans les salles de cinéma, les pratiques anti-concurrentielles sur le marché de détail du tabac industriel et sur le marché des médicaments.

Par Le360
Le 28/05/2013 à 14h59, mis à jour le 28/05/2013 à 17h10