Affaire Abderrahim Fakir: l’ambassadeur d’Italie au Maroc promet toute l’assistance nécessaire à la famille

Lors d'une manifestation organisée le 20 juillet suite à la mort de Abderrahim Fakir à Bologne, en Italie.

L’ambassadeur d’Italie au Maroc, Pasquale Salzano, et le consul général d’Italie à Casablanca ont rencontré l’épouse de Abderrahim Fakir, à la demande du ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani.

Le 24/07/2026 à 16h35

Dans un communiqué, l’ambassade d’Italie au Maroc annonce qu’«à la demande du ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani, l’ambassadeur d’Italie au Royaume du Maroc, Pasquale Salzano, et le Consul général d’Italie à Casablanca ont rencontré aujourd’hui l’épouse de Abderrahim Fakir».

Au nom du gouvernement italien, les deux diplomates ont présenté leurs condoléances à l’épouse du défunt et lui ont exprimé leur profonde proximité avec la famille. Ils ont réaffirmé la pleine disponibilité de l’ambassade et du consulat général pour accompagner la famille et lui apporter toute l’assistance nécessaire dans les prochaines étapes de cette épreuve.

Abderrahim Fakir, un Marocain de 42 ans arrivé en Italie à l’âge de cinq ans, est mort le 19 juillet dernier après avoir été plaqué au sol par deux policiers lors de son arrestation à Bologne. Une vidéo tournée par un riverain, largement partagée par les médias italiens, montre la victime subir un plaquage ventral pendant plusieurs minutes.

Il lance à plusieurs reprises «à l’aide, à l’aide!» tandis que les deux policiers l’immobilisent au sol, sous le regard de deux hommes en tenue d’ambulanciers, restés immobiles. Gémissant, il apparaît ensuite inerte, le visage contre l’asphalte, pendant que les policiers lui lient pieds et poings. L’un d’eux finit par lui taper sur l’épaule pour vérifier s’il est toujours conscient. Il ne l’est plus.

La préfecture de police de Bologne a indiqué que les images des caméras d’intervention des deux policiers avaient été mises à la disposition de la justice, précisant que les agents étaient intervenus après que des riverains eurent signalé un homme en proie «à une violente colère».

Une enquête a été ouverte par le parquet italien au lendemain du drame, provoquant l’indignation d’une partie de l’opinion publique et un rassemblement de plusieurs centaines de personnes dans le centre-ville de Bologne, où des banderoles réclamant «justice et vérité pour Fakir» ont été brandies.

Ce drame a ravivé le souvenir de la mort de Riccardo Magherini, immobilisé au sol par des carabiniers à Florence en 2014, une affaire pour laquelle la Cour européenne des droits de l’Homme avait condamné l’Italie pour son absence de protocole encadrant les interpellations. La famille de la victime a confié le dossier à l’avocat Fabio Anselmo, qui a également suivi les affaires Federico Aldrovandi et Stefano Cucchi. Son autopsie a été réalisée ce vendredi.

Par La Rédaction
Le 24/07/2026 à 16h35