Le consulat général du Maroc à Bologne poursuit son accompagnement de la famille de Abderrahim Fakir, mort le 19 juillet dans cette ville lors d’une intervention de la police italienne. Sur instruction du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, la consule générale, Khadija Ndour, s’est rendue auprès des proches du défunt pour leur présenter les condoléances et la compassion du consulat.
Selon un communiqué diffusé par le consulat, Khadija Ndour a assuré à la famille que les services diplomatiques et consulaires du Maroc continueraient à mobiliser toute leur attention sur ce dossier et à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour garantir un accompagnement administratif et consulaire durant cette épreuve.
Le consulat général indique poursuivre, en coordination étroite avec l’ambassade du Royaume à Rome, ses contacts directs avec les autorités italiennes compétentes. Il précise suivre toutes les étapes de la procédure judiciaire en cours, dans le respect des procédures légales en vigueur, afin d’assurer un suivi rapproché du dossier jusqu’à l’achèvement des enquêtes.
Lire aussi : Hier Riccardo Magherini, aujourd’hui Abderrahim Fakir: les bavures des carabiniers italiens exposées au grand jour
Le texte confirme par ailleurs que la famille de Abderrahim Fakir continue de bénéficier d’un accompagnement pour l’ensemble des démarches administratives et consulaires liées au rapatriement de sa dépouille vers le Maroc. Ce rapatriement doit intervenir dès l’achèvement des procédures légales et la délivrance des autorisations requises par les autorités judiciaires italiennes.
L’ambassade du Royaume à Rome et le consulat général à Bologne réaffirment, dans ce communiqué, leur engagement à poursuivre le suivi du dossier avec tout le soin et le sens des responsabilités et à fournir à la famille toutes les formes de soutien jusqu’à l’achèvement des procédures.
Abderrahim Fakir, un Marocain de 42 ans arrivé en Italie à l’âge de cinq ans, est, pour rappel, mort le 19 juillet après avoir été plaqué au sol par deux policiers lors de son arrestation à Bologne. Une vidéo tournée par un riverain, largement partagée par les médias italiens, montre la victime subir un plaquage ventral pendant plusieurs minutes, suppliant qu’on lui vienne en aide avant d’apparaître inerte, le visage contre l’asphalte, sous le regard de deux ambulanciers restés immobiles.
Une enquête a été ouverte par le parquet italien au lendemain du drame, provoquant l’indignation d’une partie de l’opinion publique et un rassemblement de plusieurs centaines de personnes à Bologne.














