Saad Lamjarred a été condamné à dix ans de prison à l’issue de son procès en appel devant la cour d’assises de Créteil. Le verdict intervient au terme de huit jours d’audiences, ouvertes le 17 septembre. L’artiste y comparaissait pour faire réexaminer sa condamnation prononcée en première instance en 2023, année où il avait écopé de six ans de prison pour des faits remontant à octobre 2016. Laura Prioul l’accusait de l’avoir agressée dans la chambre d’un hôtel parisien.
Le chanteur de 41 ans comparaissait libre sous contrôle judiciaire. Il contestait avoir eu une relation sexuelle avec la jeune femme qui était âgée de 20 ans à l’époque des faits. Il reconnaissait en revanche l’avoir «brutalement poussé au visage» parce qu’elle l’avait griffé alors qu’ils s’embrassaient.
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L’affaire a pris une tournure encore plus scabreuse lorsque la défense du chanteur a révélé le chantage financier exercé par la partie civile et son entourage dès la fin de l’année 2024. À la clé, une demande de trois millions d’euros contre le retrait de la plainte et la non-comparution de la plaignante devant les assises. Preuves à l’appui, les avocats de Saad Lamjarred sont parvenus à établir ce chantage, et cinq personnes ont été condamnées en avril pour tentative d’extorsion envers le chanteur.
Parmi les maîtres chanteurs, la propre mère de Laura Prioul, une avocate, une influenceuse et deux autres personnes, toutes condamnées à des peines allant de six mois à deux ans de prison avec sursis. Laura Prioul, qui figurait elle aussi sur le banc des accusés en avril, a quant à elle été relaxée, le tribunal jugeant qu’aucun élément intentionnel «ne démontrait» qu’elle «était prête à revenir sur ses déclarations dans le but de favoriser un acquittement».


