Le président français fait le déplacement en Moselle pour cette journée qui sera marquée par un discours du pape sur la construction européenne comme source de paix. Et il assistera à la messe dans l’après-midi, a indiqué la présidence tôt lundi matin, alors qu’il ne devait assister initialement à aucun office célébré par le souverain pontife lors de sa visite en France.
🇫🇷🇻🇦✝️ FLASH | Emmanuel Macron ASSISTERA finalement demain à la messe célébrée par le pape Léon XIV à la cathédrale de Metz, après son absence à celle de la place de la Concorde.
— Cerfia (@CerfiaFR) September 27, 2026
Le chef de l’État accompagnera ensuite le souverain pontife pour son départ depuis l’aéroport de… pic.twitter.com/LLv0Sgio0Y
C’est sur les terres frontales et marquées par les guerres, où repose le pieux Robert Schuman (1886-1963), l’un des pères de l’Europe en voie de béatification par l’Église catholique, que le pape américain va conclure son premier séjour hexagonal.
Préférant Metz - à distance de villes d’institutions européennes, comme Strasbourg -, Léon XIV devrait y inviter l’Europe, en cette période de tensions géopolitiques, à retrouver les fondements de sa création pour ramener la paix sur le continent.
Après avoir décollé vers 07H50 de l’aéroport de Tarbes-Lourdes, le souverain pontife est attendu à 09H20 à l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine, avant de prononcer à 10H00 un premier discours lors d’une rencontre interreligieuse, puis un second lors d’une rencontre sur la paix et les racines chrétiennes de l’Europe.
Invités par l’Élysée, seuls quelques chefs d’État et de gouvernement des autres pays de l’UE ont annoncé leur présence à cette rencontre, au cours de laquelle Emmanuel Macron prendra également la parole.
La journée se clôturera avec un dernier tour en papamobile et une messe à la cathédrale Saint-Étienne (16H00), joyau de l’art gothique.
En début de matinée, quelques groupes commençaient à arriver à Metz, prêts à attendre longuement l’arrivée du pape. Un homme, au balcon de son appartement, était en train d’installer des drapeaux de la France et du Vatican.
Messages forts
Le président, qui a accueilli le pape vendredi à l’Élysée mais n’a pas assisté à la messe géante samedi à Paris contrairement au Premier ministre Sébastien Lecornu et à de nombreuses personnalités politiques, du centre à l’extrême droite, a «réorganisé son agenda» pour être cette fois présent et raccompagner ensuite le pape à l’aéroport, a précisé l’Élysée.
Visite du pape à Paris : Brigitte Macron et Sébastien Lecornu assisteront à la messe de Léon XIV, mais pas Emmanuel Macron
— Midi Libre (@Midilibre) September 22, 2026
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Accueilli dans une immense ferveur sur les trois premiers jours de son voyage, à Paris puis Lourdes, Léon XIV a voulu faire passer des messages forts sur la fin de vie et la laïcité lors de son premier séjour en France, pays avec lequel il a rappelé ses liens à son arrivée.
Il a également lancé plusieurs appels à la paix, à défendre la dignité des exilés et à contrôler l’essor de l’intelligence artificielle en se méfiant de l’avènement d’un «paradis de machines».
Très attendu sur la question des violences sexuelles dans l’Église, sujet particulièrement brûlant en France cinq ans après le rapport qui avait évalué à 330.000 le nombre de victimes mineures en son sein depuis 1950, le pontife américain a clairement appelé, dimanche à Lourdes, les évêques français à «poursuivre» leur action face au «fléau» des violences sexuelles «en maintenant la plus grande vigilance».
Lors d’une rencontre de deux heures à huis clos avec sept victimes, Léon XIV a fait preuve d’une «prise de conscience majeure» et reconnu le caractère «systémique» de ces violences, ont rapporté cinq d’entre elles lors d’une conférence de presse.
1,3 million de fidèles
Deux mois après l’adoption en France d’une loi instaurant un droit à l’aide à mourir, le pape a également rappelé fortement l’opposition de l’Église à l’euthanasie.
«Il est impossible de considérer comme normal de donner la mort», a notamment affirmé dimanche le pape devant des pèlerins malades et en situation de handicap à Lourdes, après avoir dénoncé dans son discours d’arrivée à l’Élysée vendredi «l’offre d’une mort programmée». «Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral», a t-il encore martelé à Lourdes.
Le voyage de Léon XIV au pays qui vient de légaliser l’euthanasie s’inscrit dans une longue histoire d’accords et de conflits, depuis le VIIIè siècle.https://t.co/cWjorqS6Gf
— Le Figaro (@Le_Figaro) September 26, 2026
Bains de foule en papamobile, messes géantes, veillées avec des jeunes au Stade de France: Léon XIV, 71 ans, a maintenu un rythme effréné et attiré d’immenses foules sur son passage, signe d’une popularité affirmée 16 mois après son élection à la tête de l’Église catholique.
Au total, selon les chiffres communiqués par le Vatican, plus de 1,3 million de personnes sont venues à sa rencontre entre vendredi et dimanche.
À chacun de ses passages parmi les fidèles, Léon XIV s’est montré souriant et chaleureux, offrant des scènes mêlant acclamations, smartphones levés, bénédictions de nourrissons et drapeaux du Vatican.



