Italie: deux Marocains perdent la vie en tentant de sauver une fillette de la noyade

Les sauveteurs intervenant sur les rives de la rivière Sesia en Italie, dimanche 5 juillet 2026.

Les secours mobilisés sur les rives de la rivière Sesia, en Italie, dimanche 5 juillet 2026.

Deux Marocains ont trouvé la mort dimanche dans le nord de l’Italie en tentant de secourir une fillette de six ans emportée par le courant de la rivière Sesia. Leur geste héroïque a suscité une vive émotion dans les communes où ils vivaient depuis plusieurs années.

Le 08/07/2026 à 13h56

Dimanche après-midi, à La Barca, un hameau de Romagnano Sesia, dans la province de Novare, une fillette de six ans qui se baignait dans la rivière Sesia, très prisée des amateurs de rafting du Piémont et de la Lombardie, a été emportée par le courant. Son père et son oncle, Benzaid Abdelhadi, 46 ans, et Bouchta El Kerjmi, 51 ans, se sont immédiatement jetés à l’eau pour tenter de la sauver, alors qu’ils ne savaient pas bien nager.

Les deux hommes ont malheureusement trouvé la mort en portant secours à leur fille et nièce. La fillette a finalement été sauvée par son frère et un autre baigneur, rapportent les médias italiens. Elle a ensuite été transportée à l’hôpital de Borgomanero, où elle a été admise pour des examens.

Installés en Italie, où ils résidaient respectivement dans les communes d’Azzio et de Casorate Sempione, les deux Marocains seront inhumés dans leur ville natale de Ras El Aïn, au Maroc. Leurs dépouilles seront rapatriées à la demande de leurs familles avant la tenue des obsèques.

La presse locale de Varese a rendu hommage au courage des deux hommes, rappelant que Abdelhadi Benzaid, l’oncle de la fillette, «avait récemment acquis une maison dans le centre historique de la ville» d’Azzio, «fruit d’une vie de labeur comme chauffeur routier pour une entreprise locale». Et de rappeler qu’à Valcuvia, dans le village où il s’était installé auparavant, «on se souvient de lui comme d’une personne bienveillante et altruiste, toujours prête à rendre service à ses voisins et connaissances, que ce soit pour des petits travaux ou des services».

«De toute évidence, son travail avait commencé à porter ses fruits, et son activité s’est accrue grâce à de petits boulots occasionnels ici et là, partout où on faisait appel à lui», se souvient Federico Raos, maire d’Orino, interviewé par un journal local.

À Casorate Sempione, le maire Dimitri Cassani a salué la mémoire de Bouchta El Kerjmi, père de la fillette. Il a rendu hommage à un ouvrier apprécié pour son engagement professionnel et son attachement à sa famille. «Immigré, il travaillait et était parfaitement intégré», a-t-il déclaré, évoquant une «tragédie pour notre communauté».

Par La Rédaction
Le 08/07/2026 à 13h56