Emploi: Younes Sekkouri défend son bilan face à ses détracteurs

Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, s'adresse aux députés de la Chambre des représentants.

Revue de presseDevant les députés de la Chambre des représentants, le ministre de l’Emploi s’est félicité des avancées des programmes d’intégration, de formation professionnelle et du dialogue social. Malgré la création nette de 280.000 postes et une légère baisse du taux de chômage, l’employabilité reste astreinte à de fortes pressions, dues à la crise climatique et à l’afflux massif de nouveaux demandeurs d’emploi sur le marché du travail. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 07/07/2026 à 18h34

Lors de la dernière séance des questions orales à la Chambre des représentants pour la session de printemps de l’actuelle législature, Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, a défendu son bilan ministériel. S’appuyant sur une série d’indicateurs chiffrés, le responsable gouvernemental a insisté sur l’impact des politiques publiques menées en matière d’emploi, d’intégration, de formation et de dialogue social, tout en reconnaissant la persistance de défis structurels majeurs sur le marché du travail, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce mercredi 8 juillet.

Parmi ces défis, le ministre a évoqué l’impact sévère de la sécheresse, qui a entraîné la perte de près de 70.000 postes d’emploi non salariés, ramenant le solde net des nouveaux emplois créés à 280.000 postes. Malgré une légère baisse du taux de chômage à 13,1%, la pression reste forte sur le marché du travail, marqué par l’arrivée annuelle de près de 900.000 demandeurs d’emploi. En parallèle, environ 280.000 jeunes quittent les bancs de l’école chaque année sans diplôme ni qualification professionnelle.

Cette situation a conduit le gouvernement a élargir ses programmes pour inclure, pour la première fois, les non-diplômés à travers le dispositif de formation professionnelle alternée, dont le budget a dépassé 1,5 milliard de dirhams, portant le nombre de bénéficiaires à plus de 50.000 personnes par an, contre à peine 9.000 auparavant. S’agissant de l’auto-entrepreneuriat et de la formation, Younes Sekkouri a indiqué que le régime de l’auto-entrepreneur avait retrouvé sa dynamique, le nombre d’adhérents à jour de leurs obligations fiscales dépassant désormais les 350.000. De son côté, l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) a accompagné 33.000 projets de très petites entreprises, ce qui a permis de générer environ 18.000 emplois.

En ce qui concerne la formation professionnelle, le nombre de stagiaires est passé d’environ 500.000 à plus de 730.000, coïncidant avec l’entrée en service de 9 Cités des Métiers et des Compétences, en attendant l’ouverture de trois villes supplémentaires en septembre 2026, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.

Le secteur des cafés et des restaurants, qualifié par le ministre de grand pourvoyeur d’emplois avec 200.000 unités offrant du travail à plus d’un million de personnes, fait également l’objet d’une attention particulière. Des consultations sont en cours avec le ministère de l’Intérieur pour élaborer un cadre juridique favorisant la transition des unités informelles vers le secteur structuré, tout en examinant la révision de certaines taxes locales jugées contraignantes par les professionnels. Par ailleurs, le programme de soutien à l’emploi Idmaj sera ouvert dès ce mois-ci aux salariés de ce secteur, et l’ANAPEC lancera un programme similaire destiné aux non-diplômés.

Enfin, sur le volet du dialogue social et de la protection des droits des salariés, le ministre a fait état de la conclusion de 60 conventions collectives au cours de l’actuelle législature, représentant 80% de l’ensemble des conventions signées depuis l’indépendance. Le ministère a renforcé le corps des inspecteurs du travail et amélioré leurs moyens logistiques, notamment pour l’application de la nouvelle législation sur les travailleurs domestiques. Le responsable gouvernemental a conclu en rappelant la hausse de 25% du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) dans les activités non agricoles, insistant sur le fait que l’amélioration des conditions de travail et le respect des droits des salariés constituent des piliers fondamentaux de la politique de promotion de l’emploi.

Par La Rédaction
Le 07/07/2026 à 18h34