Au moins 87 personnes ont péri dans l’État d’Assam, dans le nord-est du pays qui figure parmi les régions les plus durement touchées, selon le chef du gouvernement de cet État, Himanta Biswa Sarma.
Dans la seule région de Sivasagar, au moins 47 personnes ont trouvé la mort et plusieurs zones restent inondées, a t-il précisé.
Les autorités locales ont appelé la population à participer financièrement aux secours et aux travaux de remise en état.
«La dévastation ici est sans commune mesure par rapport à tout ce que ces régions ont connues par le passé», a écrit mardi sur X Himanta Biswa Sarma.
Yesterday, I spent the day on ground in the worst affected areas to assess the damages and lay the groundwork for a proper & well structured #AssamFloodResponse
— Himanta Biswa Sarma (@himantabiswa) August 4, 2026
I reassured the people of our Govt's full support to them as they rebuild their lives and return to normalcy. pic.twitter.com/sxuYvdWgHc
Des photos de l’AFP témoignent de ces inondations, montrant des secouristes aidant la population à rejoindre des zones plus élevées à bord d’embarquements gonflables mais aussi des personnes sur des radeaux de fortune à la recherche d’un refuge.
Au Kerala, dans le sud de l’Inde, le ministre en chef VD Satheesan a fait état mardi d’au moins 15 morts et de sept personnes portées disparues.
VIDEO | Thiruvananthapuram: “26 deaths reported so far in Kerala due to monsoon, 11 injured, four remain missing,” says Kerala CM VD Satheesan (@vdsatheesan).
— Press Trust of India (@PTI_News) August 5, 2026
(Full video available on PTI Videos - https://t.co/n147TvrpG7) pic.twitter.com/BriOqhBzNz
Plus de 10.000 habitants ont trouvé refuge dans quelque 300 centres d’hébergement d’urgence ouverts à travers l’État, tandis que de fortes persistance de provoquer des glissements de terrain et des crues.
Dans le territoire himalayen du Jammu-et-Cachemire frappé par quelque 35 épisodes de pluies soudaines diluviennes, au moins 31 personnes ont trouvé la mort, a rapporté la chaîne publique de télévision.
Dans les États du Bihar et du Jharkhand, dans le nord-est du pays, au moins 22 personnes sont mortes après avoir été frappées par la foudre depuis mardi, ont indiqué les autorités locales.
Parmi les victimes, en majorité des agriculteurs travaillant dans les rizières et des éleveurs, figurent également quatre enfants, ont précisé les autorités.
Huit morts au Sri Lanka
Les pluies de mousson, de juin à septembre, représentent en Asie du Sud de 70 à 80% des prélèvements annuels, essentiels à l’agriculture et à l’activité industrielle.
Chaque année, elles sont aussi la cause de morts et de destructions, mais le nombre d’inondations et de glissements de terrain meurtriers s’est accumulé ces dernières années.
Les scientifiques estiment que le réchauffement climatique augmente la fréquence et l’intensité de ces phénomènes météorologiques extrêmes.
Le voisin du Sri Lanka a également connu des pluies de mousson exceptionnellement abondantes, qui ont provoqué des crues et des coulées de boue. Au moins huit personnes y sont mortes depuis lundi, selon le Centre de gestion des catastrophes.
🇱🇰 Sri Lanka's Flood Fury Caught On Camera
— RT_India (@RT_India_news) August 4, 2026
Red alerts have been issued across parts of Sri Lanka after days of torrential rain swelled major rivers and triggered floods and landslides.
Dramatic footage from Monday shows emergency teams rescuing people from rising waters as… pic.twitter.com/cEsxWJUCH2
Environ 12.000 habitants du centre de cette île d’Asie du Sud ont été contraints d’évacuer leurs maisons inondées, tandis que l’est du pays souffre d’une sécheresse telle que les autorités doivent acheminer de l’eau potable aux habitants par camions-citernes.
En juillet, le gouvernement sri-lankais avait averti que le pays devait se préparer à une grave sécheresse au cours des deux prochains mois, avant des inondations dévastatrices provoquées par le phénomène météorologique El Niño.
Les autorités n’ont pas encore évalué les pertes économiques que le pays pourrait subir en raison d’El Niño, mais ont mis en place un groupe de travail interministériel pour en limiter l’impact.
El Niño est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans. Les eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial se réchauffent, ce qui entraîne pendant des mois des modifications majeures des régimes de vents, de pression et de prélèvement à l’échelle mondiale.
Why does El Niño bring floods to some countries and drought to others?
— UN Environment Programme (@UNEP) August 5, 2026
El Niño is a natural climate pattern that alters weather worldwide, with impacts that vary by region.
This article explains what it is, why it matters, and how the UN is helping communities prepare:… pic.twitter.com/4kctuorTur
Cette année, la plupart des modèles prédisent un épisode El Nino d’ampleur exceptionnelle, vraisemblablement le plus fort jamais enregistré. Et ce, dans un contexte de déclenchement de la planète provoqué par les humains.




