«Si le gouvernement ne respecte pas l’accord et ne libère pas toutes les personnes détenues ou arrêtées, nous serons contraints de reprendre les manifestations», a déclaré aux journalistes Ashutosh Ranka, le porte-parole du CJP.
«Nous exigeons que toutes les personnes détenues ou arrêtées soient remises en liberté immédiatement, en tout cas d’ici à demain, et que toutes les poursuites (contre les manifestants) soient abandonnées», avait écrit plus tôt sur X Saurav Das, un porte-parole du CJP.
#Important: 1 AM update.
— Saurav Das (@SauravDassss) July 27, 2026
Hours after our press conference, Government’s representatives met us. The meeting lasted for 2-3 hours. They shared copies of the Bihar and Assam notifications guaranteeing FIR withdrawals, no action in future, and release of all detainees and… pic.twitter.com/G7WcHHcfAs
«Notre décision de suspendre les manifestations n’a été prise que sur la base des promesses du gouvernement», avait encore dit M. Das, «toute rupture de la confiance serait totalement inacceptable pour les jeunes».
La colère des étudiants a explosé après les fraudes massives qui ont entaché en mai un examen national d’accès aux études de médecine auquel se sont présentés plus de deux millions de candidats.
Selon les médias locaux, son annulation a provoqué le suicide d’une vingtaine d’étudiants.
Nombreuses arrestations
À leurs revendications sur la réforme du système éducatif, les jeunes ont ajouté leurs préoccupations quant au chômage, malgré la forte croissance de l’économie de l’Inde, et les critiques sur la dérive autoritaire de Narendra Modi, Premier ministre depuis 2014.
Après des semaines de mobilisation et une manifestation réprimée par la police à New Delhi, les protestataires ont obtenu samedi la démission du ministre de l’Éducation Dharmendra Pradhan, leur principale exigence, et suspendu leur mouvement.
La police a procédé à de nombreuses arrestations, dans la capitale comme dans le reste du pays, selon le CJP.
Saisie d’une plainte contre les brutalités policières, le président de la Cour suprême, Surya Kant, s’est prononcé lundi pour une enquête indépendante. «Le droit de manifester librement et pacifiquement est garanti» par la Constitution, a t-il rappelé à l’audience.
Le gouvernement indien n’a pas réagi mais la police du Bihar, un État du nord-est de l’Inde, a assuré lundi soir qu’«aucune action judiciaire défavorable» ne serait engagée contre les manifestants. La police a également annoncé la libération immédiate des personnes arrêtées ou placées en détention en lien avec les manifestations dans cet État.
Un responsable de la police a été suspendu pour avoir utilisé un fusil d’assaut afin de disperser les étudiants qui manifestaient, samedi.
Le CJP a été créé en mai en réaction à des propositions du juge Kant qualifiant les jeunes chômeurs de «parasites» et de «cafards».
La question de la crise étudiante a été largement perçue comme un revers politique pour M. Modi, qui s’est bâti une réputation d’homme inflexible.
Sous pression, le chef du gouvernement a promis dimanche une réforme en profondeur du système des examens afin de le rendre «fiable» et «transparent».
Le conseil des ministres a par ailleurs adopté un projet de loi renforçant les sanctions contre les fraudeurs.
Son examen devant le Parlement, lundi, a été perturbé par les nombreuses interruptions de séance provoquées par l’opposition, qui a pris fait et cause pour les étudiants et fustigé la brutalité de la répression.
«C’est l’une des plus graves atteintes portées à la démocratie dans notre histoire», a déploré sur X un responsable du parti du Congrès, Mallikarjun Kharge.
It is one of the gravest assaults on Democracy in our history. Never before have students been beaten, dragged, and treated like criminals for raising their voices.
— Mallikarjun Kharge (@kharge) July 27, 2026
Home Minister Amit Shah must be held accountable!
In Bihar, reports indicate use of AK-47 against students.… pic.twitter.com/yDlkpfzU0I




