Algérie: Ferhat Mehenni se félicite que les manœuvres «terroristes» des généraux algériens aient été dévoilées par le Mali

فرحات مهني رئيس حركة الماك

Le président du gouvernement provisoire de la Kabylie et du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), Ferhat Mehenni.. DR

La rupture, désormais consommée, entre le Mali et l’Algérie était inéluctable en raison des manœuvres malsaines et devenues trop voyantes du régime algérien à l’égard de son voisin malien. Après que les autorités de Bamako ont déclaré nul et non avenu l’accord d’Alger de 2015, les langues se délient pour dévoiler le visage subversif de la junte algérienne à l’égard de tous ses voisins. Le chef de file des indépendantistes kabyles, Ferhat Mehenni, salue et trouve parfaitement justifiée cette gifle assénée aux généraux algériens par Bamako.

Le 29/01/2024 à 08h23

La décision du gouvernement malien de rompre les amarres avec le régime algérien, en lui tirant le tapis sous les pieds à travers l’annulation pure et simple de l’Accord d’Alger, n’a été regrettée que par le seul régime algérien lui-même, qui a réagi à travers des menaces de raviver la guerre civile au Mali, alors que nombre d’observateurs ont trouvé parfaitement justifiée la fermeté du gouvernement malien à l’égard de son encombrant voisin du nord.

Le président du gouvernement provisoire de la Kabylie et du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), Ferhat Mehenni, s’est félicité, dans un tweet publié le samedi 27 janvier, que Bamako ait «enfin compris le jeu malsain des généraux algériens» qui ne voulaient que guerre et destructions pour le Mali, en vue d’en faire leur «arrière-cour» et «un État vassal, à l’image de la Tunisie actuelle».

Selon Ferhat Mehenni, le porte-parole du gouvernement de transition au Mali «vient de rendre public un communiqué dans lequel il dénonce les manœuvres et complots algériens pour déstabiliser son pays (...) et nous apprend aussi ce que nous savions déjà depuis près de 20 ans: l’AQMI est un appendice des services secrets algériens».

La responsabilité des services de renseignement algériens dans l’instabilité que vit le Sahel à cause des manigances des généraux a fini par devenir manifeste. Tout le monde a remarqué, ces derniers temps, l’activisme du général Djebbar M’Henna qui, depuis sa nomination en septembre 2022 à la tête des renseignements extérieurs algériens, a tenu, de façon inexpliquée mais trop voyante, à être présent au sein des délégations algériennes dépêchées au Mali en particulier et dans les pays du Sahel en général.

Le patron de la Direction de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE) a en effet accompagné, en tant que numéro 2 de la délégation diplomatique algérienne, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, en avril 2023, lors de sa première tournée effectuée dans les pays du Sahel, juste après sa nomination en mars de la même année, en remplacement de Ramtane Lamamra.

Plus récemment, la présence de Djebbar M’Henna, lors de la réception de l’opposant malien Mahmoud Dicko par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le 19 décembre dernier à la Mouradia, a ouvert les yeux aux Maliens. Ils ont finalement eu la certitude que ce sont bien les services de renseignements algériens qui manipulent aussi bien la rébellion touarègue du nord du Mali que les groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), une nébuleuse dont le père putatif n’est autre que l’ancien Groupe salafiste pour la prédication et le combat en Algérie, nommément cité par les autorités maliennes comme le bras terroriste des généraux algériens au Mali.

De nombreuses preuves ont été également apportées par le passé quant à l’ingérence flagrante et malsaine de l’inamovible junte algérienne dans les affaires intérieures des pays du Sahel.

Il en est ainsi de l’implication avérée de la DDSE dans le versement de pots-de-vin à Mohamed Bazoum lorsqu’il était candidat à la présidentielle nigérienne de février 2021. Étant le candidat du pouvoir à l’époque et donc assuré de remporter l’élection, celui-ci s’est vu offrir des «aides alimentaires» transportées par des avions gros-porteurs de l’armée algérienne, en plus de sommes d’argent. C’est le général Mohamed Bouzit, alors patron de la DDSE, qui a piloté cette opération.

Le bakchich en question était en réalité destiné à acheter la présence du chef du Polisario, au milieu d’autres invités étrangers, à la cérémonie officielle d’investiture de Mohamed Bazoum. La révélation de cette affaire par les challengers de ce dernier, renversé depuis par un coup d’État militaire, a fait avorter ce plan, où l’Algérie a finalement tout perdu. En septembre 2021, Mohamed Bouzit va payer les frais de ce fiasco: il est limogé, accusé de corruption et enrichissement illicite, puis incarcéré immédiatement à la prison militaire de Blida, où il est toujours en détention.

Toujours concernant le Niger, le régime algérien a sorti un communiqué mensonger le 2 octobre dernier, dans lequel il prétend qu’il «a reçu par le canal du ministère nigérien des Affaires étrangères une acceptation de la médiation algérienne visant à promouvoir une solution politique à la crise» dans ce pays. Niamey a immédiatement réagi à travers un communiqué pour rejeter «catégoriquement» les «allégations» de la junte algérienne.

Pour sauver la face suite à ce camouflet, le ministère algérien des Affaires étrangères, après une semaine de silence gêné, a sorti un autre communiqué le 9 octobre où il laisse entendre que «le gouvernement algérien a décidé de surseoir à l’engagement des discussions préparatoires envisagées jusqu’à l’obtention des clarifications qu’il estime nécessaires au sujet de la mise en œuvre de la médiation algérienne» entre les nouvelles autorités nigériennes et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Il faut dire que le coup le plus dur asséné à l’Algérie par les autorités maliennes est celui de la prise par l’armée nationale de la ville de Kidal, en novembre dernier. Cette ville de l’extrême nord-est du Mali, très proche de la frontière avec l’Algérie, était non seulement la capitale des rebelles touaregs, mais aussi le poste avancé à partir duquel les services algériens, par le biais de leur consulat, le seul dans cette région, coordonnaient leurs plans de déstabilisation du Mali avec les mouvements de la rébellion et les mouvements terroristes.

La crise ouverte du régime algérien avec le Mali et le Niger, deux pays frontaliers de l’Algérie, montre, si besoin en est, qu’il existe un État voyou spécialisé dans la déstabilisation de ses voisins au Maghreb et au Sahel. Jusqu’à quand?

Par Mohammed Ould Boah
Le 29/01/2024 à 08h23

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L ' algerie est une menace majeure pour toute l' afrique du nord et de l' ouest. Et il.faut l' exposer devant les angloamericain pour ouvrir les paquets de sanctions pour commencer . Et éventuellement envisager une autre étape plus contraignante. Les dépassements régionaux de l' algerie sont nombreux sur le voisnage , soutient le terrorisme er blanchiment d'argenr , sans.compter les armes balistiques ADM.

Selon le Royaume du HARKILAND NÉ EN 1962, après avoir hérité des frontières du colonialisme français, les résidus franco-ottomans osent dire SUR TOUS LES TOITS, que grâce à EUX (HARKIS Dz) L'AFRIQUE A ÉTÉ LIBÉRÉE 😂....UN MENSONGE FLAGRANT des petits enfants de la France, car nous savons tous LA MAJORITÉ DES PAYS ONT EU LEUR INDÉPENDANCE BIEN AVANT 1962😂 (voir le Net).... Comment peut-on libérer les autres pays AFRICAINS alors les FRANCO-OTTOMANS (Dz) étaient des français 2 ème classe sous l'autorité de la France ?! Seule la capitale mondiale des mensonges, de la manipulation de masse et la fourberie peut se vanter d'avoir libérer tous les pays africains alors qu'elle même était sous le joug français jusqu'en 1962....merci au clan d'Oujda ! Harki hier, Harki toujours ( traîtres )

Le même coup qu'ils essayent desepérement de faire au Maroc avec le Polisario, à la Tunisie avec les infiltartions de groupes armées algériens islamistes par l'Aurès.

La patte de la colonisatrice france n'est jamais loin pour ses basses besognes en afrique du Nord et au sahel. Nos voisins récents de l'Est après l'empire ottoman 380 ans et le bourreau français de 132 ans, les nés en 1962 sans histoire sont trop cons pour organiser des coups bas....ces mêmes 2 ème francisse de l'Est n'arrivent pas à gérer la distribution de la bouffe, tel zit, les sachets de lait en poudre, l'eau courante, farina, smida, les bonbonnes de gaz etc....et tu penses avec leur Qi d'une huitre vont décider de quelconques coups tordus en afrique et au sahel ?! Leur mama frança est toujours la patronne chez elle en algérie française, où même le drapeau dzibien a été confectionné par la dénommée Émilie Busquant....

Toute l'Afrique subsaharienne, de l'Ouest + pays arabes commencent à comprendre le jeu trouble de la dictature militaire algérienne sous les ordres de l'hypocrite et fourbe France. L'actuel gouvernement surnois français se fait éjecter par tous les pays africains (francophones), mais son cancer (département français en Afrique) continue le travail de sape pour créer la zizanie entre les pays frères africains, comme dit l'adage => diviser pour mieux régner et dans ce domaine la bâtarde de la France née 1962 en connaît un rayon. Pour rappel, le vieux sénile bowal Jeangriha a été convoqué au palais de l'Elysée par Micron pour lui ordonner les ordres suite à l'éjection de l'hypocrite France du grand sahel et ce bowal Jeangriha a reçu son casque de la garde républicaine FRANÇAISE (voir le Net).

Exact! De Gaulle avait dit en 1962 : nous quittons notre département français en Afrique du Nord après 2 référendums respectés par la République, mais NOUS AVONS LAISSÉ NOS HOMMES SUR PLACE. Les essais nucléaires français-ISRAELIENS jusqu'en 1966 (voir le Net) la première bombe atomique FRANÇAISE s'est faite AVEC l'aide ISRAËLIENNE dans le désert algérien, voir le Net et à y rajouter jusqu’en 1978, seize ans après l’indépendance de l'algérie les essais bactériologiques ont continué sur une base secrète dans le Sahara algérien du nom B2-Namous (voir le Net),comme l’avait révélé le Nouvel Observateur en 1997. Comment un pays ose dire indépendant depuis 1962, mais ose autoriser des essais nucléaires sur son territoire + les essais bactériologiques jusqu'en 1978. La France contrôle toujours dz

l'Algérie de Boukharoba avait toujours cherché à instaurer sa tutelle sur l'ensemble régional constitué de nos pays d'Afrique du Nord et du Sahel. La création du Polisario et de sa Fantoche République Arabe de Tindouf ainsi que les dictats à la reconnaissance d'un État Fantoche ne sont que le prolongement dune politique de déstabilisation et de domination du Royaume Chérifien du Maroc et ce depuis l'arrivée au pouvoir en Egypte par l'arabiste Nasser puis de ses fidèles admirateurs Boukharoba, BenBella et Kaddafi.

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