Toutes les vidéos Médias

Dar Lkabranate. EP-227. Quand la pomme de terre décroche la lune et que le régime plane
Pendant que M. le président s’évertue à réciter ses psaumes d’un optimisme béat et promet des lendemains qui chantent, le panier de la ménagère algérienne a décidé de s’offrir une cure d’altitude bien malgré lui. La modeste pomme de terre, compagne historique des soirs de disette, vient de décrocher son étoile au Michelin en s’envolant vers des sommets stratosphériques. Elle trône désormais fièrement aux côtés de la banane, reléguée au rang de bijou de famille qu’on exhibe dans les vitrines, et du poulet qui s’est découvert des ailes pour s’envoler hors de portée des bourses ordinaires. Le pouvoir d’achat s’effondre et le citoyen contemple, médusé, son porte-monnaie devenu aussi vide que les discours officiels. Mais qu’importe la réalité des ventres creux. Confiné dans sa tour d’ivoire climatisée, le régime contemple le pays à travers un prisme hallucinogène où tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes, bien trop occupé à bavarder de grandes ambitions pour s’abaisser à compter les épluchures.
Le36. EP527. Quand les élections deviennent un business juteux
Convoqué devant la brigade, le patron d’une imprimerie peut se targuer d’être l’un des rares grands gagnants des élections. Les politiques ont beau promettre monts et merveilles, il n’en connaît qu’une qu’ils tiennent à coup sûr: venir imprimer chez lui. Il dit gagner parfois plus que les candidats eux-mêmes et rêve donc d’un scrutin annuel. À force de lire leurs programmes, il affirme être devenu politicien à son tour, allant jusqu’à souffler à un parti que son rival a commandé davantage pour faire grimper la mise. Tous les cinq ans, le même slogan revient, «Il est temps de changer». Chez l’imprimeur, le changement est déjà là et se mesure en affiches, en cartons et surtout en factures.
Dar Lkabranate. EP-226. Ghar Djebilet: grandeur et décadence d’une épopée de pacotille
Dimanche 1er février 2026, au milieu du néant absolu du désert, le régime algérien a cru bon de nous jouer sa grande fresque, soit l’inauguration en grande pompe de la ligne ferroviaire Ghar Djebilet–Béchar. Évidemment, la totale était de sortie pour éblouir les foules crédules. Le casting: des officiels aux discours lyriques, des bains de foule millimétrés et une cour médiatique en service commandé pour applaudir des rails menant nulle part. Le mirage était une prétendue révolution industrielle, propulsée par la mise en exploitation (fictive, cela va de soi) du troisième gisement de fer mondial, promis à un rendement miraculeux de 40 à 50 millions de tonnes dès 2026. La note est une bagatelle de 3,9 milliards de dollars balancée à un groupement chinois pour poser deux bouts de métal dans le sable. Mais depuis ce grand show de bateleurs, le silence radio le dispute à l’immensité du désert. Aucun train n’a jamais pointé le bout de son nez, confirmant que le seul chef-d’œuvre de cette dictature reste l’art consommé du bluff et de l’effet d’annonce sans lendemain. Du grand art, version pain et vent.
Le36. EP526. Devant la Brigade, Sofyan Amrabat clarifie tout sauf l’essentiel
Devant la Brigade, Sofyan Amrabat veut mettre les choses au point. Entre lui et Mohamed Ouahbi, il n’y a rien, «absolument rien», jure-t-il. C’est juste que le coach l’a présenté comme exigeant une place de titulaire, alors qu’il assure n’avoir jamais ouvert la bouche sur le sujet. Il n’a pas non plus annoncé qu’il ne reviendrait chez les Lions qu’après le départ du sélectionneur. Il voulait présenter ses excuses, puis s’est rendu compte qu’il ne savait plus très bien qui devait s’excuser auprès de qui. Il demande donc l’arrêt immédiat des rumeurs. Le vrai problème est ailleurs, précise-t-il, sans dire où. Affaire à suivre...
Dar Lkabranate. EP-225. Alger cherche désespérément une réaction des Émirats
Devant son état-major, le général Chengriha aurait bien du mal à expliquer pourquoi Alger s’est empressée de claquer la porte au nez d’Abou Dhabi. Mais face au silence des Émirats, qui n’ont visiblement aucune intention d’entrer dans le jeu, Alger se retrouve à chercher désespérément une réaction. Au point que le général envisagerait un point de presse, histoire de relancer les hostilités et, qui sait, d’arracher enfin une réaction à Abou Dhabi.
Le36. EP525. Quand un électeur fait tous les meetings, mange partout et vote au tarif
Devant la Brigade, il clame qu’il est un électeur de conviction. Sa conviction s’appelle le montant. À 200 dirhams, il vous explique très sérieusement que la politique ne s’achète pas et qu’il a des valeurs. À 400, il reste ferme, mais il vous demande quand même si c’est le dernier prix. À 1.000, il découvre, comme par hasard, que le candidat a une vision, un projet et un message qui mériterait d’être défendu. Il a écumé trois partis en trois jours, applaudi des discours contradictoires avec la même ferveur et retenu zéro programme. Ce qu’il retient, lui, c’est le menu. Il sait quel parti sert le poulet et lequel se contente du thé.
Dar Lkabranate. EP-224. Aïssiou: Alger voulait un détenu, Madrid lui offre le statut VIP
Pendant que les forêts algériennes s’offrent un brasero estival hors de contrôle, le grand metteur en scène de la République s’affaire. Cacher la fumée sous le tapis? Trop simple. L’urgence exige du panache: on vous bricole un Alcatraz local, on réinvente à grand renfort de clairons une peine de mort qui... existait déjà et on boude ostentatoirement les Émirats arabes unis, histoire de ne pas s’ennuyer entre deux réunions. Mais le véritable chef-d’œuvre de la n se joue sous le soleil ibérique. Prêt à brader la quincaillerie nationale pour rapatrio-importer Ayoub Aïssiou, gracieusement condamné par contumace à 20 ans de réclusion, le régime s’attendait à une standing ovation. Non seulement l’intéressé flâne librement, mais il demande l’asile politique en Espagne. Une pichenette appliquée avec la grâce nonchalante d’un torero qui regarde le taureau se prendre les pieds dans sa cape. Quand on prétend régner d’une main de fer, c’est tout de même ballot quand le gant est en papier mâché.
Le36. EP524. Devant la Brigade, il tacle les promesses réchauffées des législatives
Pour ce citoyen convoqué devant la Brigade, les slogans des législatives 2026 sentent le réchauffé. Mêmes promesses, mêmes recettes, mêmes lendemains qui chantent. On promet de combattre la pauvreté, mais certains candidats semblent avoir commencé par éradiquer la leur. Et le Smig à 5.000 dirhams? «Très bien, mais où est le travail?» Pour lui, le seul candidat assuré de réussir sa campagne est celui qui imprime les tracts.
Dar Lkabranate. EP-223. Feux de forêt: Tebboune ressuscite la peine capitale pour cacher les morts
Ah, l’art consommé de la gouvernance par l’esbroufe! Pourquoi s’encombrer d’un bilan factuel sur des incendies ravageurs quand on peut balayer les cendres sous le tapis du déni? Compter les morts exigerait un minimum de compétence, une notion aussi étrangère à ce régime que celle de prévention. Quand l’impéritie devient le seul véritable mode de gestion, la panique s’installe. Et pour masquer un naufrage d’État, rien ne vaut un bon coup de théâtre grotesque orchestré par un chef d’État dont la sénilité est une démonstration publique quotidienne. La géniale trouvaille est d’annoncer le «rétablissement» de la peine de mort. Plutôt que d’apporter des réponses tangibles à un drame qui se répète avec une régularité de métronome, le système préfère s’enfermer dans son délire autoritaire, incapable de voir qu’il est lui-même le premier pyromane de sa propre faillite.
Le36. EP523. Financer Benbattouch plutôt que des avions bombardiers: le choix assumé des kabranates
Pendant que l’Algérie brûle et que les camions regardent les flammes sans pouvoir grand-chose, Brahim Ghali alias Benbattouch enchaîne les voyages privés grâce aux kabranates. Pas d’avions bombardiers d’eau, mais un jet bien rempli pour le pseudo chef du Polisario. Il a quand même participé à l’effort, dit-on: il a tiré la chasse des toilettes de l’avion au-dessus de la zone sinistrée. Le feu n’a pas été impressionné pour autant. Les dons des Algériens de la diaspora auraient pu compenser... mais Ibtissem Hamlaoui a veillé à ce qu’ils ne traînent pas trop longtemps dans les bonnes mains.