C’est finalement Miss République dominicaine, Joheirry Mola Dominguez, qui a été élue Miss Monde ce samedi à Nha Trang, au Vietnam. Après quatre heures et demie de show, la candidate dominicaine a devancé Miss Espagne, première dauphine, et Miss Malaisie, deuxième dauphine, à l’issue d’une soirée marquée par les 75 ans de l’organisation Miss Monde. Chirihan Chergui ne figurait pas parmi les finalistes retenues, mais «a fait un beau parcours», selon ceux qui l’ont suivie sur Instagram.
Trois semaines durant, au Vietnam, la jeune représentante originaire de Berkane a su capter l’attention par sa prestance et son élégance naturelle, portée par une communication toujours assurée. Une communauté grandissante a suivi ses coulisses pas à pas sur les réseaux sociaux.
Dès sa présentation, Chirihan Chergui avait fait du patrimoine marocain le fil conducteur de sa participation. Son costume national, un caftan bleu roi brodé de motifs géométriques inspirés du zellige, avait été conçu par la styliste fassie Hind Iraqui. «Chaque détail reflète une partie de la beauté, de l’identité et du riche patrimoine du Maroc», avait-elle confié à l’occasion de l’épreuve Dances of the World.
Avant même le lancement officiel de la compétition, Chirihan Chergui avait tenu à faire entrer l’ammaria, portée sur les épaules selon le rituel traditionnel des mariages marocains, dans l’enceinte de la citadelle impériale de Thang Long, à Hanoï. Elle portait, pour l’occasion, un caftan «Al Kharib», de couleur jaune doré, rehaussé de sfifa, d’aqad et d’une mdamma traditionnelle.
Originaire de Berkane, elle avait aussi choisi de mettre en avant sa région natale à travers une performance artistique mettant en avant reggada. «J’emporte le Maroc avec moi dans le monde», déclarait-elle, fière de porter les couleurs de sa région, l’Oriental, jusque sur la scène internationale.
Chirihan Chergui est fondatrice de CompanionCare, une start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle et le bien-être au travail, basée en France. Elle est aussi ambassadrice de SOS Villages d’Enfants Maroc, une casquette qu’elle a reliée à son projet caritatif, Doors Open, consacré à l’insertion professionnelle et à l’indépendance financière des jeunes. Un projet qui accompagnait, selon ses propres mots, 17.000 jeunes au Maroc au moment de sa candidature, et qu’elle présentait comme l’une de ses plus grandes fiertés.
«C’est une immense fierté de représenter mon pays sur la scène internationale», confiait-elle avant son départ, rappelant avoir déjà porté le drapeau marocain, plus jeune, au sein de la délégation marocaine à la NASA. Un sentiment qu’elle disait «retrouver intact à Miss Monde».
Chirihan Chergui avait aussi partagé, avec bonne humeur, les coulisses parfois mouvementées d’un tel événement. Elle gardait notamment un souvenir marquant de la cérémonie d’ouverture à Ha Long, entourée de nombreux fans venus à la rencontre des candidates. «On se sentait vraiment comme des stars, parce que tout le monde est là, toute la ville est là pour rencontrer les Miss», racontait-elle.
Pour cette aventure, Chirihan Chergui avait choisi un message en forme de devise, «No dream is too big, no nation is too small, and no limit is too high for anyone to attain» («Aucun rêve n’est trop grand, aucune nation n’est trop petite et aucune limite n’est hors d’atteinte»). Un message qu’elle voyait comme le reflet de sa propre personnalité, elle qui se définit comme «quelqu’un de très persévérant». Elle espérait, à travers sa participation, inspirer d’autres Marocaines à représenter à leur le Royaume sur cette scène internationale et peut-être, un jour, voir naître un concours Miss Maroc officiel.



























