Autant dire que cette deuxième édition confirme le dynamisme de la création marocaine au sein des Prix de la Mode du Monde Arabe. En effet, alors que le Maroc comptait quatre finalistes en 2025, dans le cadre de la première édition du prix, ce chiffre passe cette année à onze. Une remontada qui positionne le Maroc, avec 11 nominations, comme le pays le plus représenté de cette deuxième édition des Prix de la Mode du Monde Arabe.
On retrouve ainsi dans la catégorie «Talent émergent», pour la deuxième année consécutive, le designer Youssef Drissi, sélectionné avec sa marque LATE FOR WORK. Inspirée par la vie urbaine contemporaine, sa griffe explore la déconstruction, la reconstruction et la fluidité de genre à travers des silhouettes oversize et des vêtements reconstruits. Déjà distribuée dans plus de dix points de vente à travers le monde, la marque développe également un univers où artisanat, narration et création d’images occupent une place centrale.
Le Maroc est également représenté par trois candidats dans la catégorie «Talent Entrepreneuriat créatif». Yassine Chenna, fondateur de YC, défend pour sa part une vision de la sneaker premium associant design contemporain, cuirs certifiés, composants recyclés et production éthique.
À ses côtés, Angéline Dangelser est nommée pour LABEL OUED, plateforme créative fondée à Casablanca qui réunit designers, artisans, ingénieurs textiles, institutions culturelles et partenaires industriels autour d’une ambition commune, celle de faire émerger une nouvelle scène créative issue du Maroc et du continent africain.
Pour la deuxième année consécutive, le créateur Anass Taf complète cette sélection avec FISCA_BRAND, une marque née à Fès qui puise son inspiration dans l’élégance marocaine, les vêtements utilitaires et l’imaginaire cinématographique pour construire une garde-robe narrative.
La catégorie «Excellence créative et savoir-faire» distingue quant à elle trois créatrices marocaines. Sara Afailal, fondatrice d’AFYLA, réinterprète l’héritage marocain à travers des collections qui valorisent les métiers d’art et une vision contemporaine du luxe.
À nouveau sélectionnée cette année parmi les finalistes, Zineb Ghazali poursuit son travail autour du caftan marocain en collaborant avec des artisans spécialisés dans la broderie, le perlage et la passementerie afin de faire vivre un patrimoine d’exception.
Basée à Casablanca, Ghitta Laskrouif, avec GHITTA STUDIO, développe quant à elle une approche de slow fashion haut de gamme où les silhouettes intemporelles, les broderies artistiques et les productions en édition limitée occupent une place centrale.
Enfin, dans la catégorie «Talent Accessoires», le Maroc aligne quatre finalistes. La joaillière Dalila Barkache est ainsi sélectionnée pour son travail mêlant artisanat, recherche sur les matériaux et design contemporain.
À nouveau nommé parmi les finalistes, le maroquinier Mohammed El Mehdi Benabdel Moumen, fondateur de BAMEL, revisite de son côté le patrimoine architectural marocain à travers des collections de maroquinerie de luxe réalisées avec des artisans de Marrakech.
La créatrice Karima Bidar est distinguée pour ISLI, une maison d’accessoires qui puise dans les savoir-faire et les récits reliant le Maroc et la France pour créer des objets contemporains à forte identité graphique.
Enfin, Leila Roukni, fondatrice de TALEL, poursuit son développement international avec une approche expérimentale qui revisite les codes du design arabe. La marque a notamment intégré l’incubateur IFM Entrepreneurs en 2023, remporté le Prix Accessoires de Fashion Trust Arabia en 2025 et figuré parmi les finalistes de Maison Mode Méditerranée en 2026.
La cérémonie d’annonce des lauréats se déroulera le 30 septembre 2026, à l’IMA, à Paris.




