Un géant égyptien à la rescousse des actifs touristiques en rade

Le complexe hôtelier, le club Sangho.. DR

Revue de presseLe géant égyptien de l’hôtellerie, Pickalbatros a remporté l’appel d’offres portant sur la reprise de l’hôtel Sangho à Marrakech. Le même groupe a également acquis le célèbre Palais des Roses d’Agadir. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 24/03/2024 à 21h55

Pickalbatros, le géant égyptien de l’hôtellerie, vient de remporter l’appel d’offres lancé par le CIH pour l’acquisition de l’hôtel Sangho à Marrakech. C’est ce qu’annonce le quotidien L’Economiste dans son édition du 25 mars, précisant que ce joyau est étendu sur plus de 10 hectares, doté de 324 chambres. Il est actuellement en plein processus de rénovation en vue de sa réouverture avant la fin de l’année, lit-on. Le groupe Pickalbatros a également élargi son empreinte en acquérant les actifs du fameux palais des Roses à Agadir.

Fondé en 1992, le groupe compte déjà une solide présence avec 22 hôtels en Egypte, répartis à Hurghada, Sharm El Sheikh et Port-Saïd. À Marrakech, en plus du Savoy grand hôtel, il détient l’Aquafun, un village de vacances prisé situé sur la route de l’Ourika. «Avec ces deux nouvelles acquisitions à Agadir et Marrakech, Pickalbatros s’engage activement à réduire le nombre de lits inoccupés dans ces destinations clés du tourisme», souligne le quotidien.

Depuis 2011, plus de 21 établissements classés ont cessé leurs activités à Agadir, reflétant les défis rencontrés par le secteur. Marrakech n’est pas en reste, avec une liste impressionnante d’hôtels qui ont baissé le rideau au fil des années. Plus de vingt établissements emblématiques de l’industrie hôtelière des années 1990 et 2000 tombent, aujourd’hui, en décrépitude. Certains sont même devenus un refuge pour les sans-abri.

«Il faut dire que ces dernières années ont été difficiles pour le secteur du tourisme et certains hôteliers n’ont pas pu survivre. La formule Renovotel, qui aurait pu les assister dans leur mise à niveau, ne peut financer que 50% des travaux», explique l’Economiste. Elle est estimée contraignante en raison de critères d’éligibilité sévères. Il faudrait réfléchir à des allégements ou à d’autres mesures pour encourager les hôteliers à rénover leur établissement, soulignent les professionnels. Autre facteur qui contribue à cette dégringolade, l’informel qui impacte davantage les établissements qui ne sont pas adossés à des enseignes.

«Dans tous les cas, il faudra trouver une solution à ces hôtels avant les rendez-vous footballistiques qui attendent le Maroc (CAN et Coupe du monde). Marrakech aura sa part du marché lors de ces Coupes. Et son plus grand atout, c’est sa capacité litière qui représente 40% de la capacité nationale. Il est donc plus nécessaire que jamais de rouvrir les 20 autres hôtels fermés à Marrakech», préconise le quotidien.

Par Nabil Ouzzane
Le 24/03/2024 à 21h55