L’Institut africain de recherche agricole de Laâyoune (ASARI), relevant de l’Université Mohammed VI polytechnique, constitue un pôle scientifique dédié au développement de la recherche agricole et à la valorisation des ressources végétales dans les régions du Sud du Royaume.
Depuis près de cinq ans, ce centre de recherche, situé dans la commune de Foum El Oued, dans la province de Laâyoune, mène des travaux scientifiques visant à valoriser les spécificités environnementales et géographiques de la région saharienne, tout en contribuant à apporter des solutions scientifiques aux défis agricoles auxquels elle est confrontée.
Créé à la suite de la visite royale effectuée à Laâyoune en 2015, l’institut s’inscrit dans la dynamique du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, explique son directeur, Lamfeddal Kouisni.
Depuis sa création, l’institution développe plusieurs programmes de recherche étroitement liés aux réalités locales. «Nous travaillons sur un ensemble de programmes de recherche qui concernent particulièrement la région et sa population. La proximité avec les habitants est importante pour nous», souligne-t-il.
«Nous travaillons beaucoup sur la valorisation des produits de la région, qu’ils soient d’origine végétale ou animale, afin d’améliorer la productivité des éleveurs et des agriculteurs et d’augmenter leur rendement», précise le directeur.
Dans cette perspective, plusieurs projets de recherche visent à transformer et valoriser les produits locaux. La docteure Poliana Mendes, chercheuse au sein d’ASARI, explique que les travaux portent notamment sur l’agro-transformation. «Nous travaillons à la transformation de produits d’origine végétale et animale. Nous avons déjà mis au point plusieurs produits, notamment des fromages et des yaourts élaborés à partir de lait de chamelle à 100%», indique-t-elle.
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Les chercheurs s’intéressent également aux enjeux de sécurité alimentaire dans la région. «Nous travaillons également sur les questions de sécurité alimentaire ainsi que sur l’enrichissement nutritionnel de certains produits, notamment afin d’augmenter leur teneur en fer», ajoute-t-elle.
Pour sa part, la docteure Oumayma Boukria concentre ses recherches sur les technologies de conservation alimentaire et le développement de produits innovants. «Mes travaux portent principalement sur les technologies appliquées à la conservation des aliments ainsi que sur le développement de produits innovants, en particulier ceux issus du terroir», explique-t-elle.
Ses recherches visent à améliorer la durabilité des produits alimentaires tout en préservant leur qualité. «L’objectif est de prolonger la durée de vie des produits tout en préservant leur qualité nutritionnelle et sensorielle, et de contribuer aux enjeux de sécurité alimentaire en Afrique en général», précise la chercheuse.
L’Institut africain de recherche agricole de Laâyoune dispose aujourd’hui de six laboratoires scientifiques spécialisés, parmi lesquels un laboratoire de chimie végétale, un laboratoire de chimie moléculaire et de microbiologie, un laboratoire de culture tissulaire, ainsi qu’un laboratoire d’analyses physico-chimiques et un laboratoire d’agrobioprocédés. Ces infrastructures permettent aux chercheurs de mener des études approfondies et de pointe.








