Le groupe français Safran Electronics & Defense a franchi une nouvelle étape majeure dans son ancrage au Maroc avec le lancement officiel, mercredi, des travaux d’extension de son site industriel de Nouaceur. Représentant un investissement global de 350 millions de dirhams, ce projet d’envergure prévoit la création de 500 emplois hautement qualifiés sur les cinq prochaines années. La cérémonie solennelle de la pose de la première pierre s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, du président de Safran Electronics & Defense, Franck Saudo, du directeur général du site marocain, Laurent Figari, ainsi que de l’ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot. Une telle représentation institutionnelle et managériale illustre la portée hautement stratégique de cette expansion pour les deux pays, écrit le quotidien Les Inspirations Éco.
Cette initiative vient répondre à la croissance continue et particulièrement soutenue du site de Nouaceur au cours des dernières années. Les effectifs de l’usine sont ainsi passés de 190 à plus de 430 collaborateurs, affichant une parité hommes-femmes parfaite que les autorités n’ont pas manqué de saluer. En parallèle, les volumes de production ont plus que doublé sur la même période, permettant à l’usine de livrer actuellement près de 400.000 pièces par an aux plus grands donneurs d’ordre de l’aviation mondiale.
Pour soutenir cette dynamique et honorer des carnets de commandes particulièrement denses, Safran va doter son infrastructure de 17.000 mètres carrés d’ateliers supplémentaires. Cet agrandissement permettra l’installation de quinze nouvelles lignes de production de pointe. Elles seront entièrement dédiées à la fabrication d’équipements de haute technologie et à forte valeur ajoutée, notamment des actionneurs, des calculateurs de vol ainsi que des systèmes de mesure complexes, a-t-on pu lire dans Les Inspirations Éco.
Pour Franck Saudo, cette nouvelle phase d’investissement consolide une présence industrielle historique de plus de vingt-cinq ans au Maroc. Elle positionne désormais Nouaceur comme un maillon central et indispensable de la chaîne logistique et de production globale du groupe. De son côté, le ministre Ryad Mezzour a qualifié ce projet de signal fort pour la plateforme aéronautique marocaine, y voyant la preuve de la maturité, de la compétitivité et de l’attractivité grandissante du Royaume. Il a également rendu un hommage appuyé aux ingénieurs et techniciens locaux, affirmant que le Maroc a définitivement dépassé le stade de la sous-traitance basique pour s’imposer comme un partenaire technologique capable de piloter des activités de conception et de maintenance de haut niveau.
L’impact socio-économique de cette extension se mesurera également sur le plan de l’emploi et de la formation. Les 500 futurs postes d’ingénieurs, de techniciens et d’opérateurs de production seront alimentés par des partenariats solides conclus avec l’Institut des métiers de l’aéronautique et l’ISMALA, garantissant l’insertion de profils immédiatement opérationnels. En outre, le nouveau bâtiment répondra aux exigences de l’industrie du futur en intégrant des solutions éco-responsables et durables, une nécessité pour s’aligner sur les critères environnementaux de l’aviation moderne. Cet investissement d’envergure vient ainsi dynamiser un écosystème aéronautique marocain déjà en plein essor, qui rassemble aujourd’hui 140 entreprises et totalise plus de 20.000 emplois directs.




