Qui pour succéder à Chakib Alj à la tête de la CGEM?

Siège de la CGEM à Casablanca

Siège de la CGEM à Casablanca.

À l’approche des élections attendues en mai 2026 à la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), les spéculations vont bon train autour de la succession de Chakib Alj, dont le second mandat de trois ans arrive à échéance.

Le 24/02/2026 à 13h58

Conformément aux statuts de l’organisation patronale, le président sortant ne pourra pas briguer un troisième mandat. Si le calendrier observé lors des précédents scrutins est reconduit, le processus électoral devrait être enclenché dans les prochaines semaines. Un conseil d’administration est d’ailleurs prévu au mois de mars pour examiner et approuver le calendrier électoral, étape préalable au lancement officiel du scrutin.

Dans les milieux économiques, quatre noms circulent avec insistance pour prendre la relève. Le premier est celui de Mehdi Tazi, actuel vice-président de la CGEM et dirigeant de Marsh Morocco, acteur spécialisé dans le courtage en assurances. Son expérience au sein de l’instance patronale et sa connaissance des dossiers internes en font, pour certains observateurs, un candidat naturel. «Je n’ai pas encore pris de décision, c’est encore tôt», a-t-il confié à son entourage, qualifiant les informations circulant à son sujet de simples spéculations.

Autre nom cité, Mohamed Talal, ancien président fondateur de La Voie Express, entreprise qu’il a cédée au groupe BLS, filiale de H&S Invest Holding, détenu par Moncef Belkhayat. Contacté par Le360, Mohamed Talal a formellement démenti toute intention de se porter candidat. Après 27 années d’engagement au sein de la CGEM, dont 12 ans à la présidence de commission et neuf ans en tant que vice-président, il affirme ne pas envisager de nouvelles responsabilités exécutives. «Même pour la Fédération du transport et de la logistique, je ne briguerai aucun mandat électif», affirme-t-il. Il se dit toutefois disposé à intégrer le bureau de la confédération patronale si un président avec lequel il partage une vision commune venait à être élu, «mais surtout pas de responsabilités en commission». Depuis la cession de La Voie Express, Mohamed Talal indique se consacrer pleinement à son nouveau projet d’investissement, Céos Technology, qui commercialise la marque Express Relais, spécialisée dans les consignes automatiques pour la livraison de colis e-commerce.

Le nom de Ali Belhaj, président de Hippone Holding, circule également, mais il a préféré ne pas se prononcer sur le sujet. Il n’a ni confirmé ni infirmé une éventuelle candidature, laissant planer le doute sur ses intentions.

Le nom de Moncef Belkhayat, patron de H&S Invest Holding a lui aussi été évoqué par certains médias. L’homme d’affaires a rapidement démenti toute ambition pour la présidence de la CGEM, excluant formellement toute candidature.

À ce stade, aucune candidature officielle n’a été déclarée. Les prochaines semaines devraient permettre d’y voir plus clair, à mesure que le calendrier électoral se précisera. L’année 2026 s’annonce ainsi comme un tournant électoral majeur, non seulement pour le patronat, mais aussi pour le pays, avec les élections législatives prévues en septembre, qui mèneront à la formation d’un nouveau gouvernement.

Par Wadie El Mouden
Le 24/02/2026 à 13h58