Paiement électronique: Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence accélèrent l’ouverture du marché

Un terminal de paiement électronique (TPE).. LDProd

Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence franchissent une nouvelle étape dans la transformation du marché des paiements électroniques par carte bancaire au Maroc. Dans un communiqué conjoint publié le 10 juillet 2026, les deux institutions dressent un bilan jugé «positif» de leur coopération et annoncent la poursuite des réformes visant à renforcer la concurrence et favoriser l’inclusion financière.

Le 11/07/2026 à 14h05

Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de plusieurs réunions consacrées au suivi des engagements pris par le Centre monétique interbancaire (CMI) et les banques actionnaires. Objectif: mettre fin à une organisation historiquement centralisée et ouvrir le marché de l’acquisition des paiements électroniques à de nouveaux opérateurs.

Le Conseil de la concurrence avait, à cet effet, rendu obligatoire en octobre 2024 une série d’engagements structurants. Parmi les principales mesures, l’arrêt par le CMI de son activité d’acquisition électronique, ainsi que l’ouverture progressive du marché à d’autres acteurs, selon un calendrier précis. Depuis le 1er novembre 2024, le CMI ne peut plus démarcher de nouveaux commerçants. Par ailleurs, les contrats existants doivent être transférés au plus tard le 31 janvier 2026 pour les clients privés et le 30 avril 2026 pour les administrations et établissements publics.

En parallèle, l’accès à la plateforme technique du CMI a été garanti à l’ensemble des établissements de paiement, dans des conditions équitables, transparentes et non discriminatoires, permettant ainsi l’émergence d’un écosystème plus diversifié.

De son côté, Bank Al-Maghrib a accompagné l’entrée en scène de nouveaux établissements de paiement agréés, tout en veillant au respect des exigences en matière de sécurité, de continuité de service et de fiabilité des opérations.

Sur le volet tarifaire, la banque centrale poursuit également ses efforts pour alléger les coûts supportés par les commerçants. Après avoir plafonné en octobre 2024 les commissions d’interchange à 0,65% pour les paiements domestiques, elle a décidé, par une nouvelle décision datée du 6 juillet 2026, de réduire ce plafond à 0,50%. Cette baisse entrera en vigueur le 1er octobre 2026. Un taux préférentiel de 0,15% est en outre instauré pour les paiements relevant des services publics et du commerce de proximité.

L’ensemble de ces mesures marque le passage d’un modèle dominé par un acteur unique à une architecture reposant sur la pluralité des acquéreurs. Une évolution qui, selon les deux institutions, garantit à la fois la continuité des services, une plus grande diversité d’offres et une réduction des commissions appliquées aux commerçants.

Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence affirment enfin leur volonté de poursuivre ce suivi conjoint du marché, afin de faciliter l’accès des citoyens et des commerçants à des solutions de paiement électroniques sécurisées, accessibles et à coût compétitif.

Par La Rédaction
Le 11/07/2026 à 14h05