Casablanca a accueilli, mardi 23 juin, la première édition du Rendez-vous des CFO/DAF du Maroc, une initiative du Centre monétique interbancaire (CMI) consacrée aux transformations qui redessinent aujourd’hui la fonction finance.
Réunissant plus de 150 dirigeants, directeurs administratifs et financiers, experts et décideurs, l’événement a mis en lumière les enjeux liés à la facturation électronique, au paiement digital, à l’automatisation des processus, à l’exploitation des données et à l’intelligence artificielle.
Cette initiative intervient dans un contexte de profonde transformation numérique de l’économie marocaine, marqué notamment par la préparation progressive à la généralisation de la facturation électronique. Considérée comme l’un des principaux chantiers de modernisation des entreprises pour les prochaines années, cette évolution implique des adaptations importantes sur les plans organisationnel, technologique et opérationnel.
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L’objectif de cette rencontre était ainsi d’accompagner les décideurs financiers dans l’anticipation de ces changements tout en leur permettant d’identifier les nouvelles opportunités offertes par la digitalisation croissante des flux financiers.
L’événement s’est déroulé en présence de représentants de la Direction générale des impôts (DGI), du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), ainsi que de plusieurs acteurs majeurs du secteur financier, bancaire et technologique.
Plus de vingt intervenants issus des administrations publiques, des banques, des directions financières, des cabinets de conseil, des éditeurs de solutions numériques et des entreprises utilisatrices ont partagé leurs expériences et leurs analyses sur les évolutions qui redéfinissent les métiers de la finance.
Les débats ont notamment porté sur les impacts concrets de la facturation électronique sur les organisations, les nouveaux parcours de paiement digital, ainsi que sur la convergence croissante entre les systèmes ERP, les plateformes bancaires, les interfaces API et les outils de pilotage financier.
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Les participants ont également exploré le potentiel de la donnée et de l’intelligence artificielle dans l’amélioration de la performance financière, l’automatisation des tâches à faible valeur ajoutée et l’optimisation de la prise de décision.
À cette occasion, le directeur général du CMI, Rachid Saihi, a souligné que la transformation actuelle de la fonction finance ne se limite plus au seul paiement numérique. Selon lui, elle concerne désormais l’ensemble du cycle financier de l’entreprise, depuis la facturation jusqu’à l’encaissement, le règlement, le rapprochement comptable, le pilotage de la performance et l’exploitation stratégique des données.
«Notre ambition est de contribuer au rapprochement des mondes de la finance, du paiement, de la technologie et des services numériques pour favoriser l’émergence d’une finance plus connectée, plus automatisée et plus intégrée», a-t-il ajouté.
Le rendez-vous a également permis de mettre en lumière le rôle du CMI dans l’évolution de l’écosystème numérique national. L’opérateur, qui se positionne comme un acteur central des paiements et des services digitaux au Maroc, accompagne depuis plusieurs années la modernisation des échanges financiers entre les administrations, les banques, les établissements de paiement, les entreprises et les citoyens.
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En 2025, les plateformes opérées par le CMI ont traité plus de 500 millions de transactions représentant plus de 323 milliards de dirhams de flux financiers, témoignant de l’accélération des usages numériques dans le Royaume.
Les participants ont également été informés des développements portés par le CMI à travers ses différentes infrastructures. Parmi elles figure notamment Fatourati, la plateforme nationale de paiement multicanal qui relie aujourd’hui plus de trente banques et établissements de paiement à un vaste réseau de canaux physiques et digitaux permettant le règlement de milliers de services publics et privés.
Le CMI poursuit également sa stratégie d’interconnexion à travers WaSL, une nouvelle infrastructure nationale destinée à faciliter l’accès des administrations, entreprises et fournisseurs de services aux applications bancaires, portefeuilles électroniques et réseaux partenaires déjà utilisés quotidiennement par des millions de Marocains.
Tout au long de la journée, les échanges ont mis en évidence une tendance de fond: la convergence progressive entre facturation électronique, paiement digital, automatisation des rapprochements comptables, intégration des systèmes d’information et exploitation de la donnée.
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Cette évolution ouvre la voie à une fonction finance davantage connectée, automatisée et pilotée en temps réel. Les différents panels ont permis de confronter les visions institutionnelles, financières et technologiques tout en mettant en avant des retours d’expérience concrets issus de plusieurs secteurs économiques.
La rencontre s’est achevée par la présentation des principaux enseignements du Baromètre CFO Morocco 2026, élaboré à partir des votes réalisés en direct par les participants durant l’événement. Les résultats ont offert un aperçu des priorités, des préoccupations et du niveau de maturité des entreprises marocaines sur plusieurs enjeux stratégiques, notamment la préparation à la facturation électronique, la visibilité sur les flux financiers, l’automatisation des processus, l’intégration des systèmes d’information, l’exploitation des données et l’adoption de l’intelligence artificielle.
À travers cette première édition, le Centre monétique interbancaire entend installer un espace durable d’échange, de réflexion et de partage d’expériences autour des grandes mutations qui redessinent la fonction finance. Une ambition qui s’inscrit dans une dynamique plus large visant à accompagner la transformation numérique des entreprises marocaines et à renforcer l’intégration entre réglementation, systèmes d’information, paiements, données et nouveaux usages technologiques.




