Le Salon du Cheval, un moteur économique et un carrefour d’investissements pour toute la filière équine

Une tbourida.. DR

Revue de pressePortée par un contrat-programme d’un milliard de dirhams et une dynamique de professionnalisation B2B, la dix-septième édition de l’événement met en lumière le poids stratégique et social du secteur équin au Maroc. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Économiste.

Le 12/10/2026 à 19h07

La dix-septième édition du Salon du cheval d’El Jadida a ouvert ses portes au Parc des expositions Mohammed VI pour se poursuivre jusqu’au 18 octobre, transformant l’espace en un vaste haras sous le haut patronage de l’Association salon du cheval. Placée sous le thème évocateur du cheval au service de l’humain, cette manifestation réunit plus de 700 cavaliers et plus de 1.100 équidés, illustrant l’importance de l’animal dans le tissu socio-économique national, indique le quotidien L’Économiste dans son édition du mardi 13 octobre. Cité par le quotidien, le commissaire du salon, docteur El Habib Marzak, souligne à travers cet événement la volonté de positionner le secteur non seulement comme un héritage culturel, mais aussi comme un véritable levier de développement et de croissance.

Au cœur de cette dynamique, l’élevage et l’amélioration de la génétique occupent une place centrale grâce à des compétitions d’envergure internationale qui valorisent le potentiel de la filière marocaine. Le programme met en lumière des rendez-vous prestigieux tels que la Coupe des éleveurs marocains des chevaux pur-sang arabes, organisée en partenariat avec la Société royale d’encouragement du cheval et l’Association royale marocaine des éleveurs, ainsi que le Concours international modèles et allures labellisé Title Show. Les Coupes des champions dédiées à l’Arabe-Barbe et au Barbe, race nationale reconnue pour sa robustesse, viennent compléter ces épreuves dont les retombées sont directes pour les éleveurs en matière de valorisation des lignées.

L’événement s’impose également comme une plateforme d’affaires incontournable pour les professionnels, favorisant les échanges à travers un volet B2B renforcé qui rassemble plus de 100 exposants venus de plus de 50 pays. Cette orientation stratégique vise à transformer l’exposition en un carrefour de partenariats et d’opportunités économiques, tout en bénéficiant d’une large vitrine médiatique internationale avec la présence de 600 journalistes. Parallèlement, le volet sportif franchit un cap décisif avec la montée en gamme du Morocco Royal tour, dont le Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI accède au niveau supérieur, attirant ainsi l’élite mondiale du saut d’obstacles, écrit L’Économiste.

Au-delà des transactions et des performances sportives, le salon cultive l’ancrage patrimonial et artistique à travers un programme riche destiné à sensibiliser la jeunesse et le grand public aux traditions équestres. Des concours dédiés aux jeunes talents artistiques, à la poésie ainsi qu’à la photographie et à la vidéographie permettent de célébrer la noblesse du cheval sous toutes ses formes créatives. Les organisateurs ambitionnent d’accueillir plus de 150.000 visiteurs, confirmant ainsi l’attrait populaire et touristique de cette grand-messe annuelle qui mobilise les passionnés de tout le pays.

La tbourida demeure la grande vedette de cette manifestation, attirant chaque après-midi un public fervent venu assister aux confrontations des meilleures sorbas du royaume dans le cadre du championnat pour le Grand Prix royal. Cette discipline ancestrale, inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco, bénéficie d’un soutien renforcé grâce à une convention stratégique signée entre la Société royale d’encouragement du cheval et l’Association nationale de tbourida. L’accompagnement des troupes et des éleveurs s’appuie désormais sur des infrastructures dédiées, telles que le centre d’entraînement spécialisé de Benslimane, garantissant la pérennité de ce savoir-faire artisanal et équestre unique.

Ces ambitions s’inscrivent dans le droit fil du contrat-programme couvrant la période allant de 2024 à 2030, qui mobilise un investissement global de 1 milliard de dirhams soutenu majoritairement par l’État. Portée par la Société royale d’encouragement du cheval, la filière équine génère aujourd’hui environ 30.000 emplois directs et indirects et contribue à plus de 0,6% du produit intérieur brut national. Avec un cheptel global estimé à 1,7 million de têtes et une transition numérique amorcée pour moderniser la traçabilité et la gestion des élevages, le secteur se dote des outils nécessaires pour consolider sa croissance et valoriser durablement le patrimoine équestre marocain.

Par La Rédaction
Le 12/10/2026 à 19h07