Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont achevé, jeudi dernier, les deux réunions de consultations préprogrammées consacrées à la MINURSO, en amont de la séance décisive prévue fin octobre. Au cours de cette séance, un nouveau projet de résolution onusien devrait être adopté, tranchant sur le cours du processus onusien et de la mission onusienne.
Lors de ces consultations, l’envoyé spécial de l’ONU pour le sahara, Staffan de Mistura, et le chef de la MINURSO, Alexander Ivanko, ont présenté leurs exposés sur l’évolution de la situation sur le terrain et l’avenir du processus politique, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 13 octobre. Des sources onusiennes indiquent que de Mistura a remis aux membres du Conseil des documents contenant ses recommandations et les conclusions de ses contacts avec les parties au conflit.
Ces contacts s’inscrivent dans le cadre des efforts visant à relancer le processus politique vers une solution faisant l’objet d’un consensus, alors que s’approche la date à laquelle devra être tranchée la question du renouvellement du mandat de la MINURSO, qui expire le 31 octobre.
L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU a identifié deux principaux obstacles à la réalisation de progrès politiques. Le premier tient à la persistance des incidents de tir et au non-respect de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991. Le second réside dans la faiblesse de la confiance entre les parties. Dans ce contexte, de Mistura a souligné la nécessité de traiter ces obstacles parallèlement à la poursuite des efforts diplomatiques, avec le soutien direct du Conseil de sécurité, écrit Al Ahdath Al Maghribia.
Il a également fait état de la poursuite de la coordination avec les États-Unis, penholder des résolutions du Conseil de sécurité sur le Sahara, afin d’atténuer les difficultés et de faire avancer le processus politique. Ces éléments concordent avec le contenu du rapport d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, publié le 1er octobre, qui a abordé les développements de la situation sur le terrain et les démarches politiques à la suite de l’adoption de la résolution 2797 en 2025.
Le rapport a mis l’accent sur la nécessité d’éviter les actions qui sapent le processus politique, de rétablir le cessez-le-feu et de renforcer les mesures de confiance entre les parties, parallèlement à la poursuite des efforts de l’envoyé personnel en vue d’une solution politique durable et acceptée par les parties. Pour rappel, les discussions sur le sahara au sein du Conseil de sécurité ont commencé le mercredi 7 octobre, après que le rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a révélé des données inédites se rapportant à cette question.




