Le pétrole augmente, en dépit d'un gonflement des stocks américains

Pompe à pétrole en état de marche à Signal Hill, dans le comté de Los Angeles, en Californie, le 17 février 2022, où les prix de l'essence ont atteint un niveau record. Le pétrole a été découvert pour la première fois à Signal Hill en 1921. . FREDERIC J. BROWN / AFP

Les prix du pétrole ont terminé en légère hausse hier, mercredi 10 août 2022, dans le sillage du bond du marché actions après le ralentissement de l'inflation américaine et malgré un nouveau gonflement des stocks de brut américain.

Le 11/08/2022 à 06h19

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a gagné 1,13% à 97,40 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en septembre a pris 1,58% à 91,93 dollars.

Les cours avaient brièvement baissé, réagissant logiquement à la publication par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) d'une nouvelle hausse des stocks hebdomadaires de brut.

Ceux-ci ont augmenté de 5,5 millions de barils à 432 millions de barils pour la semaine close le 5 août, surprenant les analystes qui s'attendaient à un recul d'un million de barils.

Les cours ont toutefois commencé à repartir en territoire positif quand les investisseurs ont digéré les chiffres concernant la demande d'essence. Celle-ci a en effet augmenté nettement, puisque les stocks de carburant se sont réduits de 5 millions de barils, encore une surprise pour les analystes.

«Cela a calmé les craintes sur la destruction de la demande de carburants», qui avait saisi les opérateurs la semaine d'avant lorsque les stocks d'essence s'étaient accrus malgré la pleine saison des déplacements en voiture aux Etats-Unis, a indiqué Matt Smith de Kpler à l'AFP.

Les cours de l'or noir ont ensuite suivi l'emballement du marché boursier et l'engouement renouvelé pour les actifs à risque après que l'inflation américaine a montré un ralentissement plus important que prévu.

L'indice des prix à la consommation en juillet aux Etats-Unis a ralenti sa course à 8,5% sur un an au lieu de 9,1% en juin, ce qui a été fêté par Wall Street qui espère que cela encouragera la Réserve fédérale (Fed) à moins relever les taux d'intérêt.

«Les cours du brut ont été emportés par le courant général du marché alors que le rapport sur les prix a visiblement encouragé l'appétit au risque», commentait Matt Smith, soulignant le bond des actions et le recul du billet vert, dans le sillage de l'espoir que la banque centrale américaine soit moins sévère sur ses hausses de taux d'intérêt à venir.

Le 11/08/2022 à 06h19