Selon les informations recueillies, le prix du litre de gasoil devrait augmenter d’environ 1 dirham, passant de 14,50 à 15,50 dirhams (tarifs valables dans le centre de Casablanca). De son côté, le prix de l’essence resterait inchangé, autour de 15,50 dirhams le litre.
Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les prix à la pompe ont connu une hausse significative. Le gasoil a ainsi enregistré une progression cumulée de plus de 4,70 dirhams par litre, tandis que l’essence a augmenté d’environ 3 dirhams. Une évolution qui continue de peser sur le pouvoir d’achat des ménages.
Cette nouvelle flambée intervient alors que plusieurs partis politiques et organisations syndicales appellent le gouvernement à intervenir afin d’atténuer l’impact de ces hausses sur les citoyens. Parmi les mesures évoquées figurent notamment une réduction de la fiscalité sur les carburants, à travers la TIC et la TVA, ainsi qu’un plafonnement des marges des distributeurs.
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De son côté, le gouvernement a mis en place un mécanisme de soutien direct destiné aux professionnels du transport de marchandises et de personnes. La première tranche de cette aide couvre la période du 15 mars au 15 avril, et tout indique qu’une deuxième phase pourrait être lancée pour la période du 15 avril au 15 mai.
Cette nouvelle révision intervient alors que le Conseil de la concurrence a invité les distributeurs à repenser leurs mécanismes de fixation des prix, avec l’objectif de mettre fin aux révisions collectives bimensuelles.
Le régulateur considère en effet que cette synchronisation des ajustements tarifaires constitue une anomalie dans un marché censé être concurrentiel. Il appelle ainsi les opérateurs à abandonner cette périodicité fixe au profit de politiques de prix propres à chaque entreprise, afin de renforcer la concurrence et de favoriser des ajustements plus réactifs au bénéfice des consommateurs.




