Gaz butane: le gouvernement réorganise la structure des prix

Des bouteilles de gaz butane.

Revue de presseLe ministère de l’Économie et des Finances a publié une nouvelle décision réglementant les modalités de calcul du prix du gaz butane, applicable avec un effet rétroactif au 1er mars 2026. Tout en maintenant l’encadrement des prix plafonds pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs, ce texte redéfinit précisément les frais de conditionnement et les marges bénéficiaires de chaque intermédiaire de la chaîne de distribution, des sociétés de stockage jusqu’aux revendeurs au détail. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Éco.

Le 07/06/2026 à 18h34

Le gouvernement a procédé à une révision globale des modalités de calcul des prix du gaz butane à travers la décision n° 936.26, publiée au Bulletin officiel n° 7510. Signé de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, ce texte réglementaire, qui a été adopté après avis de la commission interministérielle des prix, «abroge et remplace l’arrêté n° 1242.16 du 25 avril 2016, avec une application rétroactive fixée au 1er mars 2026 afin d’harmoniser l’exercice fiscal en cours», écrit le quotidien Les Inspirations Éco, qui précise que «cette intervention s’inscrit en application des dispositions de la loi n° 104.12 relative à la liberté des prix et de la concurrence».

Selon le quotidien, «bien que le gaz butane ne bénéficie plus d’une subvention explicite globale, l’État conserve le droit d’encadrer ses tarifs par le biais de prix plafonds, compte tenu de l’impact direct de ce produit sur le pouvoir d’achat des ménages». Objectif de la nouvelle réglementation: «réorganiser la structure des coûts et des marges de chaque intermédiaire de la chaîne, du conditionneur au détaillant, tout en gelant le prix final pour le consommateur», indique Les Inspirations Éco.

Selon le quotidien, le texte de loi «introduit une distinction nette entre deux segments de marché selon le volume, ce qui engendre deux structures de coûts distinctes». Ainsi, «pour les opérations portant sur des volumes inférieurs ou égaux à cinq kilogrammes, les frais de conditionnement sont fixés à 553 dirhams par unité de transport. Les frais et marges accordés aux sociétés de distribution s’élèvent à 467,50 dirhams, tandis que la part réservée aux propriétaires de dépôts de stockage est établie à 205,83 dirhams», précise Les Inspirations Éco.

Le quotidien ajoute que «pour les opérations supérieures à cinq kilogrammes, qui correspondent aux formats de consommation les plus courants, les frais de conditionnement atteignent 619 dirhams par unité de transport. Les frais et marges des sociétés de distribution s’établissent à 510 dirhams, et ceux des dépositaires sont fixés à 255 dirhams», indiquant aussi que «concernant les revendeurs au détail, leur marge est désormais harmonisée à 510 dirhams par unité de transport pour les deux catégories de volume».

Selon Les Inspirations Éco, «l’ensemble de ces tarifs réglementés s’exprime par unité de transport, une mesure technique dont le coût est ensuite réparti au prorata du nombre de bouteilles effectivement livrées». Le prix de vente final intègre «la valeur de la matière première, indexée sur les cours mondiaux, les frais de conditionnement et les marges fixes des différents acteurs», précise le quotidien, pour lequel «cette réévaluation vise à garantir la viabilité économique des opérateurs de la chaîne de distribution tout en maintenant une stricte stabilité des prix sur le marché national, sous la surveillance des autorités de la concurrence».

Par La Rédaction
Le 07/06/2026 à 18h34