Invité lors d’une rencontre organisée le jeudi 13 février à Casablanca par l’association Les Citoyens, Ahmed Rahhou, président du Conseil de la concurrence, a été sans surprise interrogé sur la gestion par l’institution du cas des sociétés de distribution de carburants. En réponse, il a assuré que cette dernière ne s’est pas montrée «laxiste ou complaisante» avec les sociétés pétrolières, et qu’elle s’est toujours attachée à jouer «son rôle de rempart contre tout dépassement en lien avec ses compétences».
Il a ainsi rappelé que le conseil qu’il préside n’avait pas hésité à infliger des sanctions aux opérateurs qui se sont rendus coupables de dépassements et d’entente sur les prix, tout en précisant que l’objectif de ces sanctions était répressif et dissuasif, et non pas de mettre en danger l’activité de ces entreprises.
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Dans le même ordre d’idées, il a ajouté que grâce aux recommandations du Conseil, les autorités compétentes ont délivré près de 20 nouvelles autorisations aux sociétés pétrolières, afin de prévenir les risques de monopole qui marquaient le secteur.
Un suivi régulier des prix à la pompe
Ahmed Rahhou a également souligné que le Conseil a imposé aux opérateurs l’établissement et l’envoi d’un état détaillé́ de leurs activité́s d’approvisionnement, de stockage et de distribution. Ce reporting trimestriel, qui doit s’étaler sur une période de 3 ans, a pour but de s’assurer du fonctionnement concurrentiel des marchés, ainsi que de la corrélation entre les prix de vente publics et les cours internationaux des produits pétroliers raffinés.
À ce sujet, le président du Conseil de la concurrence a estimé que les tarifs actuels étaient normaux, au vu du contexte international et des contraintes auxquelles font face les pays producteurs. Pourtant, dans son dernier rapport, publié en janvier dernier, l’institution avait déclaré que l’évolution des prix à la pompe au cours du troisième trimestre 2024 -notamment ceux du gazole- ne reflétait pas celle des cours sur le marché international.
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