Baromètre CGEM: les entreprises optimistes malgré la dégradation de leur trésorerie

Le siège de la Confédération générale des entreprises du Maroc à Casablanca.

Les chefs d’entreprise marocains continuent à être préoccupés par la situation économique, mais sont optimistes quant à l’avenir et à la performance de leurs entreprises à l’échelle individuelle. Tel est le premier constat qui ressort du baromètre de conjoncture lancé, en avril dernier, par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), afin d’évaluer la conjoncture économique.

Le 23/05/2023 à 12h56

S’articulant autour de trois axes, en l’occurrence la situation économique et la performance individuelle, l’investissement, la R&D et les outils de soutien et l’environnement des affaires, l’enquête a connu la participation d’un panel de 1.200 répondants répartis sur toutes les régions du Maroc, indique la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) dans un communiqué.

Il ressort également de ce baromètre une dégradation marquée de la trésorerie des entreprises répondantes et de leur rentabilité en raison de l’impact de la crise liée au Covid-19, avec une légère amélioration attendue sur les 6 prochains mois.

Pour faire face à ces difficultés, plus d’un tiers des répondants a fait appel aux crédits Damane Oxygène et Relance, et 65% continuent à rembourser leurs crédits, avec un impact significatif de la hausse du taux directeur ressenti sur les taux d’intérêt.

En termes de projection d’investissement, 64% des répondants comptent investir dans les 12 prochains mois, mais avec seulement 8% de projets à plus de 50 millions de dirhams. Malgré ces prévisions, il subsiste une méconnaissance importante des dispositifs d’accompagnement à l’investissement, avec seulement 40% des répondants qui déclarent être informés de la Charte de l’investissement et moins de 23% connaissant le programme Tatwir R&D et Innovation.

Pour ce qui est de l’environnement des affaires, parmi les principales inquiétudes des répondants figurent l’inflation, la concurrence déloyale de l’informel, la pression fiscale, la difficulté d’accès au financement ou encore le coût du foncier. La décarbonation arrive parmi les derniers enjeux sélectionnés par les entreprises, avec seulement 34% des entreprises ayant engagé durant les 12 derniers mois des actions pour adresser ce défi.

Par Ayoub Khattabi
Le 23/05/2023 à 12h56