Le gazoduc Nigeria-Maroc franchit la phase du financement

Appui solide et stragtegique de la CEDAO au projet Gazoduc Nigeria / Maroc

Revue de presse Le mégaprojet énergétique, estimé à 25 milliards de dollars, entre dans une phase décisive avec la structuration d’une société de projet dédiée. Une étape cruciale pour mobiliser les fonds nécessaires à sa réalisation, tout en consolidant le rôle du Maroc comme hub énergétique régional. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 30/04/2026 à 19h49

Après des années de maturation technique et diplomatique, le gazoduc Nigeria-Maroc aborde désormais l’étape la plus critique de son développement: son financement. Ce projet pharaonique, long de près de 6.900 kilomètres, doit relier les réserves gazières d’Afrique de l’Ouest au royaume, avec une possible extension vers l’Europe. Son coût, évalué à 25 milliards de dollars, en fait l’une des infrastructures énergétiques les plus ambitieuses du continent, écrit le quotidien Les Inspirations Eco du 1er mai.

Au cœur de cette nouvelle phase se trouve la création d’une société de projet, ou Special Purpose Vehicle (SPV), qui sera chargée de piloter le montage financier et la réalisation des travaux. Selon le quotidien Les Inspirations Eco du 1er mai,cette structure prendra la forme d’une coentreprise entre l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et la Nigerian National Petroleum Company (NNPC). «Cette société de projet aura pour mission de superviser l’exécution, la mobilisation des fonds et la conduite des travaux», précise le quotidien, tout en soulignant qu’aucun engagement financier définitif n’a encore été acté.

Contrairement à ce qui avait pu être envisagé initialement, la levée de fonds ne sera pas directement portée par l’ONHYM. Elle sera conduite par cette SPV, une fois celle-ci créée et dotée des autorisations nécessaires, notamment le feu vert des autorités marocaines. «Ce choix de montage répond à une logique éprouvée dans les grands projets d’infrastructure», explique le quotidien. Une SPV permet d’isoler les actifs, les risques et les revenus futurs, offrant ainsi un cadre plus transparent et sécurisé pour les investisseurs.

Le gazoduc Nigeria-Maroc ne se limite pas à une simple infrastructure d’exportation. Il est conçu comme un véritable corridor énergétique, destiné à soutenir le développement économique des pays traversés. «Ce projet vise à renforcer la production électrique, l’industrialisation et l’accès à l’énergie en Afrique de l’Ouest, tout en positionnant le Maroc comme une plateforme incontournable entre le continent et l’Europe», souligne un expert du secteur cité par Les Inspirations Eco.

Cependant, le chantier reste complexe, tant sur le plan financier que réglementaire. Le projet doit associer plusieurs États d’Afrique de l’Ouest et s’inscrire dans un cadre intergouvernemental encore en cours de finalisation. «La prochaine étape sera déterminante», indique une source proche du dossier au quotidien. «Avant toute levée de fonds significative, la société de projet devra être formellement constituée et validée par les autorités compétentes», note le journal.

L’accord intergouvernemental (IGA), signé en décembre 2024 lors du sommet de la CEDEAO, a marqué une avancée majeure dans la structuration institutionnelle du projet. Sa ratification officielle est attendue en 2026. Cet accord prévoit la création de deux instances clés: la Haute Autorité du Gazoduc, chargée de la coordination politique entre les 13 pays partenaires, et la Société de Projet, qui en assurera la gestion opérationnelle. Ces mécanismes visent à garantir une gouvernance à la fois structurée et adaptée à l’envergure du projet.

Reste désormais à transformer cette ambition politique en un montage financier et industriel concret. Une étape décisive pour un projet qui pourrait redessiner la carte énergétique de l’Afrique de l’Ouest et renforcer le rôle du Maroc comme acteur clé dans les échanges gaziers entre le continent et l’Europe.

Par Le360
Le 30/04/2026 à 19h49