Assemblées annuelles BM-FMI: une occasion pour jeter la lumière sur la politique africaine du Maroc, selon Abdellatif Jouahri

Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib.  . DR

Les Assemblées annuelles de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI), prévues du 9 au 15 octobre à Marrakech, constituent une occasion pour jeter la lumière sur la politique africaine du Maroc, sous l’impulsion du roi Mohammed VI, a souligné le wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri.

Le 08/10/2023 à 09h33

«Ce rendez-vous se veut une occasion pour mettre en valeur l’engagement du Maroc vis-à-vis des pays africains, grâce à la vision royale de la coopération Sud-Sud», a dit M. Jouahri, dans une déclaration à la presse à la veille du coup d’envoi des Assemblées annuelles de la BM et du FMI.

Aussi, a-t-il poursuivi, cet événement permettra à Bank Al-Maghrib (BAM) de mettre l’accent sur les performances du système bancaire marocain en Afrique qui s’est déployé avec succès au cours des deux dernières décennies.

«Les défis qui touchent l’Afrique, notamment la question de l’endettement, la sécurité alimentaire et le changement climatique, seront au centre des discussions», a affirmé M. Jouahri, notant que le choix du Maroc pour accueillir cette manifestation de grande envergure témoigne de l’engagement du Maroc envers le continent africain.

D’après lui, le maintien de ces assemblées à Marrakech démontre la confiance dont jouit le Maroc auprès des institutions internationales et des marchés financiers, grâce aux réformes engagées sous la vision éclairée du roi Mohammed VI.

«La tenue de ces assemblées, quelques semaines après le séisme qui a frappée plusieurs provinces du Maroc, démontre la capacité du Royaume à relever les défis et son potentiel en tant que pays hôte de cet événement international majeur», a fait valoir le gouverneur de la banque centrale, soulignant que ces assemblées seront une occasion pour mettre en avant «l’exemplarité du Maroc en matière de réformes structurelles et de gouvernance».

Evoquant les principaux sujets qui seront en débat lors des assemblées, M. Jouahri a cité les changements climatiques et la révolution numérique, dans un contexte international incertain, marqué par le conflit entre l’Ukraine et la Russie, ainsi que les bouleversements post pandémie.

«Les débats s’articuleront autour de la nécessité de repenser le multilatéralisme et mettront en lumière la fragmentation politique et économique mondiale», a-t-il noté, ajoutant que les intervenants se pencheront sur la représentativité et la participation à la prise de décision, notamment en ce qui concerne le continent africain.

En outre, M. Jouahri a indiqué que la Déclaration de Marrakech visera à promouvoir l’amélioration de la situation économique, la croissance inclusive et des solutions novatrices pour l’avenir, en particulier pour les jeunes générations.

Ce rendez-vous d’envergure, qui marque son retour sur le continent africain pour la première fois en 50 ans, rassemblera les délégués des 190 pays membres du FMI et de la BM, dont les dirigeants du secteur public (banques centrales, ministères des Finances et du Développement, parlementaires) et du secteur privé, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile et des experts issus des milieux universitaires.

Par Le360 (avec MAP)
Le 08/10/2023 à 09h33