Le conseil de la ville de Casablanca a récemment dressé un bilan préoccupant de son contentieux judiciaire. Selon ses constats, le nombre de procédures dans lesquelles la commune figure comme partie prenante dépasse désormais le seuil des 2 500 affaires actuellement examinées par plusieurs tribunaux du Royaume.
Dans une dynamique de gestion rigoureuse de ces litiges, et en étroite coordination avec les services de la wilaya, la commune est parvenue à faire annuler plusieurs jugements qui la contraignaient au versement de sommes substantielles, totalisant 650 millions de dirhams.
«Le spectre des contentieux est aujourd’hui particulièrement varié», rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 11 mai. Les juridictions ont ainsi enregistré 280 plaintes dirigées contre le conseil pour «voie de fait matérielle», dont un tiers a été jugé en faveur de la collectivité. Les autres actions engagées contre les services communaux se répartissent entre litiges fiscaux, demandes en annulation, ainsi que seize dossiers relatifs à des accidents de la circulation et à des réparations de préjudices.
En matière de gestion du patrimoine foncier, la commune a déposé, entre janvier et mai de cette année, 26 plaintes relevant de la procédure d’expropriation, afin de régulariser des situations domaniales liées à des projets publics. Par ailleurs, les tribunaux ont rejeté un tiers des requêtes introduites à l’encontre de la collectivité.
Au cours des deux dernières semaines, le conseil municipal a obtenu de la Cour de cassation une décision annulant un précédent arrêt qui lui imposait le paiement de 86 millions de dirhams. Parallèlement, la commune a déposé des requêtes en révision visant des condamnations financières dont la valeur cumulée atteint 157 millions de dirhams. Entre février et mai 2026, elle a également engagé 26 procédures à l’encontre de tiers dans le cadre d’expropriations.
«Lors des travaux de la session tenue jeudi dernier, le conseil a en revanche choisi de reporter le vote sur deux points relatifs à l’expropriation d’un terrain sur lequel est édifiée la Joutiya de Derb Ghallef », note Al Ahdath Al Maghribia. Cette décision a replacé la restructuration de cet espace commercial populaire au cœur du débat local. Abdessadek Moutchid, président de l’arrondissement de Maarif, a précisé que «le projet de réhabilitation et de restructuration de la Joutiya s’inscrit dans la perspective de créer un complexe commercial, tout en veillant à préserver son caractère traditionnel».




