Coopération judiciaire: la France et le Maroc face aux défis de la criminalité transnationale

218 fugitifs français seraient actuellement en cavale au Maroc.

Revue de presse Une note secrète du Bureau central de la lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) français révèle que 218 fugitifs français seraient actuellement en cavale au Maroc. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 10/05/2026 à 20h22

Une note confidentielle du Bureau central de la lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) français met en lumière la présence de fugitifs recherchés par la justice française sur le territoire marocain. «Selon les données de ce document, 218 personnes inscrites sur les listes rouges d’Interpol y seraient actuellement en cavale, faisant du Maroc l’un des pays comptant le plus grand nombre de ces fugitifs», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du lundi 11 mai. L’Algérie arrive en deuxième position avec 124 cas, suivie par Israël (87), la Tunisie (59) et les Émirats arabes unis (48).

Ce document souligne «l’évolution des réseaux criminels, qui délocalisent leurs activités à l’étranger en exploitant leurs connexions internationales». Les autorités françaises relèvent que certains criminels, condamnés ou recherchés, parviennent à organiser leurs activités illégales depuis l’étranger, parfois dans des conditions propices à leur sécurité.

Pour Paris, la lutte contre les économies illicites, notamment celle de la drogue, constitue un enjeu sécuritaire majeur, et l’arrestation des fugitifs s’inscrit dans une stratégie plus large de prévention et de répression.

Les données du rapport indiquent que, parmi les fugitifs présents au Maroc, «près de la moitié (49 %) sont recherchés pour des affaires liées au trafic de stupéfiants». «Les autres cas concernent des infractions variées, telles que la constitution de bandes organisées, le trafic illicite ou les crimes économiques et financiers (11%)», rapporte Assabah.

Le document révèle également des différences dans la nature des infractions selon les pays. En Algérie, près de la moitié des fugitifs (47%) sont recherchés pour des infractions relevant du droit commun, tandis qu’aux Émirats arabes unis et en Israël, les crimes économiques dominent largement les dossiers, représentant respectivement 38 et 91% des cas.

Par La Rédaction
Le 10/05/2026 à 20h22