Tanger s’apprête à accueillir la deuxième édition des Rencontres méditerranéennes. Du 24 au 27 septembre 2026, cet événement d’envergure sera placé sous la thématique «La parole aux femmes de la Méditerranée». Portée par la Fondation Founoun Al Boughaz - Arts du Détroit et organisée sous l’égide du ministère de la Culture et la mairie de Tanger, cette grande manifestation littéraire et artistique entend célébrer la création au féminin tout en affirmant le statut de la ville du Détroit, intégrée depuis 2025 au Réseau des villes créatives de l’UNESCO dans le domaine de la littérature.
Sous la direction artistique et littéraire de Nadia Paquereau et de Kebir Mustapha Ammi, quatre jours de débats, de lectures et de performances viendront animer les hauts lieux historiques de la kasbah, tels que Borj En-Naam, le théâtre Riad Sultan, le riad Saba’s House ou encore l’hôtel El Minzah.
Le coup d’envoi des festivités sera donné le jeudi 24 septembre par un hommage au parolier Mohammed Tanjaoui, présenté par Kaïsse Ben Yahia et Abdellatif Ben Yahya, suivi d’une table ronde consacrée aux exils et aux migrations en Méditerranée, réunissant Laurent Galandon, Sedef Ecer, Rachid Benzine et Jean-Marc Moura sous la modération de Christophe Godinot.
L’après-midi mettra en lumière les récits intimes et les regards des créatrices autour des écrivaines Imane Naciri, Leïla Bahsaïn, Souad Jamaï et l’universitaire Claudia Maria Tresso, avant de laisser la parole à la jeune création littéraire incarnée par Souleiman Berrada et Zahrae Houari. La journée s’achèvera au théâtre Riad Sultan par une soirée consacrée aux lectures poétiques multilingues mises en espace par Zoubeir Ben Bouchta, réunissant des voix majeures telles que Mourad Kadiri, Touria Ikbal, Khadija Ikan, Hassan Mekouar, Idriss Maliani et Oum El Fadl Malainine.
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La journée du vendredi 25 septembre s’ouvrira sur des dialogues poétiques avec Abdelkhalek Jayed et Bousfiha Noureddine, avant de donner carte blanche à l’architecte Hanae Bekkari pour explorer l’histoire urbaine de la médina, la mémoire du Tanger international et le vécu des femmes issues du monde rural.
L’événement s’enrichit également d’un partenariat majeur avec le journal Le Matin, dont le Book Club animera une rencontre réunissant Fedwa Misk, Khalid Benslimane, Mokhtar Chaoui et Assia Ben Otmane. La soirée se poursuivra à l’hôtel El Minzah par un échange avec la comédienne Atika Benzidane, suivi du récital «Chants pour l’Afrique et les continents qui n’ont pas peur» porté par Kebir Mustapha Ammi et Marie-Christine Vandoorne.
Le samedi 26 septembre proposera un programme dense interrogeant les enjeux contemporains et la mémoire culturelle. Une table ronde sur l’écriture en temps de crise réunira Jean-Marc Moura, Yamen Manai et Waciny Laredj, suivie d’une grande conversation avec Asma Lamrabet autour de son ouvrage L’éthique oubliée du Coran, puis d’un débat partagé avec Carole Latifa Ameer sur la relecture féminine des sources de l’islam.
Après des échanges réunissant les écrivaines Juliette Granier, Sedef Ecer, Leïla Bahsaïn et Souad Jamaï, ainsi que des réflexions sur l’édition menées par Sansy Kaba Diakité et Hicham Houdaifa, les linguistes Fouad Laroui et Jocelyne Dakhlia exploreront les métamorphoses des langues méditerranéennes. L’un des moments forts de l’édition sera le Mahmoud Darwich Poetry Day, organisé en collaboration avec le Centre Pompidou, marqué par un hommage au grand poète palestinien, rendu par Waciny Laredj, Yamen Manai, la comédienne Malika Zirari, le scénographe Zakariae Heddouchi et le musicien Jean-Pierre Marcellesi, avant des interventions d’Azedine Sedrati et de l’auteur espagnol José Miguel Carrillo de Albornoz.
Les Rencontres méditerranéennes se clôtureront le dimanche 27 septembre au riad Saba’s House lors d’un brunch poétique agrémenté d’une lecture musicale où la pianiste Juliette Garnier interprétera des œuvres de Debussy et Chopin célébrant l’eau et le lien méditerranéen. Tout au long de l’événement, le public pourra également découvrir l’exposition photographique «Mémoires de l’éphémère» du plasticien Ernest Pignon-Ernest dédiée à Mahmoud Darwich à Borj En-Naam, et voir le film documentaire Mahmoud Darwich, mémoire de la Palestine.
Grâce au soutien de ses partenaires historiques, parmi lesquels la Librairie des Colonnes, le festival réaffirme l’ambition de Tanger de faire vibrer la littérature au plus près de la cité et d’offrir un espace de fraternité et de dialogue sur les deux rives de la Méditerranée.




