Inauguration à Rabat du siège permanent du programme Capitales africaines de la Culture

Lors de l'inauguration à Rabat du siège permanent du programme Capitales africaines de la Culture. (Y.Mannan/Le360)

Le 18/06/2026 à 17h34

VidéoRabat consolide son statut de carrefour culturel africain. Le siège permanent du programme Capitales africaines de la Culture (CAC) a été inauguré jeudi dans la capitale marocaine, en présence de personnalités du monde culturel et diplomatique africain. Cette nouvelle institution continentale ambitionne de renforcer la coopération culturelle, de promouvoir les industries créatives et de faire de la culture un levier de développement et de cohésion à l’échelle du continent.

Situé dans le quartier du Souissi à Rabat, le siège permanent du programme Capitales africaines de la culture, mis à disposition par le roi Mohammed VI, abrite une collection d’œuvres et d’objets d’art provenant de différentes régions du continent, témoignant de la richesse et de la diversité des patrimoines culturels africains.

L’inauguration officielle de cette nouvelle institution s’est tenue jeudi 18 juin à Rabat, en présence de nombreuses personnalités du monde de la culture, d’acteurs du secteur créatif ainsi que d’ambassadeurs africains accrédités au Maroc.

Dans un message lu en son nom par le secrétaire général par intérim du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Salaheddine Abkari, le ministre Mehdi Bensaïd a souligné que l’accueil de ce siège constitue «un symbole fort», illustrant à la fois «la confiance dont jouit le Royaume» et sa volonté de mettre à la disposition du continent une plateforme dédiée au dialogue interculturel, à la coopération et à la coordination des initiatives visant à promouvoir le rayonnement des cultures africaines.

Selon plusieurs participants, Rabat a été retenue parmi plusieurs villes candidates pour accueillir cette institution continentale. «Je suis convaincu que la culture n’est pas un luxe, mais un levier de cohésion sociale, de développement économique, de transmission et d’innovation», a également affirmé le ministre dans son message.

Le Malien Adama Traoré, président du Comité des Capitales africaines de la culture, a rappelé que le concept de capitale culturelle, à l’instar de Rabat en 2022 et de Praia, au Cap-Vert, désignée pour 2028, s’inscrit dans une tradition déjà éprouvée dans plusieurs régions du monde depuis plusieurs décennies.

À travers ce programme, a-t-il expliqué, l’ambition est de doter les acteurs culturels, les créateurs, les institutions et les collectivités territoriales des moyens nécessaires pour faire de la culture un vecteur de développement territorial, de coopération et de transformation sociale.

Porté par l’organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), le programme des Capitales africaines de la culture a été institué lors de la huitième édition du Sommet Africités, tenue à Marrakech en novembre 2018, à l’initiative des élus et responsables des collectivités territoriales du continent.

Interrogé par Le360, Khalid Tamer, directeur exécutif du Secrétariat des Capitales africaines de la culture et responsable du nouveau siège, a indiqué que ce programme s’inscrit dans le prolongement des orientations stratégiques de l’Union africaine en matière de culture, de créativité, de valorisation du patrimoine et de développement durable.

Selon lui, l’installation de ce siège permanent consolide davantage le positionnement de Rabat en tant que carrefour des échanges culturels africains et plateforme de coopération entre les écosystèmes culturels du continent.

Pour sa part, Aminatou Lo Pay, membre sénégalaise du Comité des Capitales africaines de la culture, a salué l’engagement du Maroc en faveur du développement de l’action culturelle africaine, estimant que l’accueil de cette institution continentale en constitue une illustration concrète.

Les ambassadrices du Sénégal au Maroc, Seynabou Dial, et du Rwanda, Shakilla K. Umutoni, ont également exprimé leur reconnaissance au Royaume pour la mise à disposition de ce siège, qu’elles considèrent comme un jalon important dans la dynamique de préservation, de valorisation et de transmission des patrimoines culturels africains.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 18/06/2026 à 17h34