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Agriculture: des pluies salvatrices qui ne dissipent pas les fragilités structurelles
La campagne agricole 2025-2026 bénéficie d’un retournement pluviométrique notable après plusieurs années de sécheresse. Mais derrière l’amélioration immédiate des perspectives de production, les fragilités structurelles de l’agriculture marocaine demeurent. Pour l’économiste agricole Larbi Zagdouni, l’enjeu n’est pas seulement celui d’une bonne récolte, il concerne la capacité du système agricole à transformer un épisode climatique favorable en résilience durable.
Interview. «Les barrages sont pleins, mais ce n’est pas une raison pour baisser la garde», explique Abdelaziz Belhouji, expert en risques climatiques
Sept années consécutives de déficit pluviométrique, des barrages tombés à 27% de remplissage, puis un hiver 2025-2026 qui a ramené les réserves à 72% de leur capacité. En trois mois, la donne a changé du tout au tout: 13,87 milliards de mètres cubes d’apports entre décembre 2025 et février 2026, soit un excédent de 130% par rapport à la moyenne annuelle. Abdelaziz Belhouji, expert en risques climatiques et ancien directeur de la Météorologie nationale, en tire les enseignements dans cet entretien pour Le360.
L’impressionnant changement du Maroc vu du ciel à un an d’intervalle
Copernicus, le programme de l’Union européenne qui collecte et restitue des données sur l’état de la Terre, a dévoilé deux clichés satellitaires du Maroc, pris à un an d’intervalle à la mi-février. Entre 2025 et 2026, la transformation du Maroc est impressionnante.
Grâce aux récentes pluies, le taux de remplissage du barrage Al Massira atteint désormais près de 32%
Après plusieurs années de sécheresse, le barrage Al Massira, deuxième plus grand réservoir du Royaume et pilier du bassin de l’Oum Er-Rbia, amorce une remontée significative. Au 6 mars 2026, son taux de remplissage atteint 31,73%, soit 843 millions de mètres cubes d’eau, contre seulement 2,3% un an plus tôt. Alimenté par les récentes précipitations et des opérations de transfert hydrique, cet ouvrage stratégique retrouve ainsi un rôle central dans la sécurisation de l’eau potable, de l’industrie et de l’irrigation dans plusieurs régions.
Érosion hydrique: la fragilité silencieuse des bassins versants marocains révélée par les inondations
À la faveur d’épisodes pluviométriques plus intenses, la question de l’érosion hydrique devient un enjeu économique central au Maroc. Dans un entretien avec Le360, Mohammed Hlal, analyste des risques hydroclimatiques, revient sur les effets mesurés des crues récentes, les vulnérabilités territoriales et les marges d’action en matière de gestion intégrée des bassins versants et de conservation des sols.
De la sécheresse au surplus: pourquoi la politique agricole doit s’adapter à la nouvelle donne hydrique
Après sept années de sécheresse marquées par des déficits pluviométriques allant jusqu’à –85% et une chute du taux de remplissage des barrages à 27%, les pluies récentes ont porté les réserves hydriques à plus de 70%. «Une volatilité extrême» qui oblige, selon Nizar Baraka, à repenser la gestion de l’eau et le modèle agricole. Décryptage.
Grands et moyens barrages: le point sur les projets hydrauliques en cours
Le Maroc dispose actuellement de 156 grands barrages, totalisant une capacité de stockage d’environ 20,8 milliards de m³, ainsi que de 150 petits barrages répartis à travers le Royaume. Mais face à l’intensification des dérèglements climatiques, marqués par des épisodes alternant sécheresses prolongées et précipitations exceptionnelles, ces installations ne suffisent plus. D’où l’urgence de renforcer les capacités de stockage et d’optimiser la gestion des ressources hydriques.
Barrage Al Wahda: plus de 3 milliards de m³ optimisés en prévision de futurs apports en eau
Dans la région de Ouezzane, le barrage Al Wahda a connu, en janvier et février, une nette amélioration de son stock hydrique grâce à d’importantes précipitations. Cette remontée spectaculaire du niveau de la retenue constitue un signal positif après plusieurs années de sécheresse, tout en plaçant les responsables du barrage face à un enjeu majeur de gestion afin d’anticiper d’éventuels apports supplémentaires attendus dans les prochains jours.
Le réchauffement de l’Afrique ne date pas d’aujourd’hui
Le but de cette chronique n’est pas d’alimenter le débat entre «catastrophistes» et «climato-sceptiques», mais de porter sur le phénomène un simple regard d’historien, loin des passions et des anathèmes.
Le barrage Sakia El Hamra-Oued Eddahab enregistre +543% de précipitations
Le barrage Sakia El Hamra-Oued Eddahab renaît de ses cendres. Après sept années consécutives de sécheresse, ce bassin hydraulique a enregistré un excédent moyen de 11,5% par rapport à la moyenne annuelle et un surplus estimé à environ 543,4% par rapport à la même période de l’année précédente.