Une pénurie de médicaments essentiels menace la santé des malades chroniques

Médicaments dans une pharmacie.

Revue de presseFace aux ruptures de stock répétées de traitements contre le diabète, l’hypertension ou les troubles psychiatriques, l’inquiétude grandit chez les patients et les pharmaciens. Alors que les professionnels et les associations réclament une stratégie d’urgence pour sécuriser l’approvisionnement national, la crise s’invite désormais au Parlement pour interpeller directement le ministère de la Santé. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 16/07/2026 à 19h03

Une pénurie croissante de médicaments essentiels plonge des milliers de patients atteints de maladies chroniques dans une situation alarmante. Le manque récurrent de traitements indispensables dans les officines suscite une vive inquiétude parmi les professionnels de la santé et les associations de défense des droits des patients, qui réclament une intervention urgente des autorités pour garantir la sécurité médicamenteuse du pays, indique le quotidien Al Akhbar de ce vendredi 17 juillet. Pour de nombreuses personnes souffrant de pathologies telles que le diabète, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, les troubles thyroïdiens ou les affections psychiatriques, se procurer un traitement est devenu un véritable parcours du combattant. Certains malades parcourent de longues distances dans l’espoir de trouver leurs boîtes de médicaments, tandis que d’autres se voient contraints de reporter leurs soins ou de réduire leurs doses, s’exposant ainsi à de graves complications médicales. Ces ruptures de stock durent parfois plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour certains produits.

Selon des sources professionnelles, cette crise s’explique par une combinaison de facteurs, notamment les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, les retards d’importation et une hausse globale de la demande. Bien que plusieurs laboratoires s’efforcent de réapprovisionner le marché, la situation reste critique. Les pharmaciens se retrouvent en première ligne face au désarroi des patients, incapables d’honorer des ordonnances urgentes. Pour tenter d’y pallier, ils multiplient les démarches auprès des distributeurs et de leurs confrères, ou proposent, lorsque c’est possible et après consultation du médecin traitant, des alternatives thérapeutiques, écrit Al Akhbar.

Face à cette urgence, les associations de défense des droits des patients tirent la sonnette d’alarme, affirmant que la privation de traitement constitue une menace directe pour le droit à la santé. Elles appellent le ministère de la Santé et de la Protection sociale à mettre en place un système national de veille pour surveiller les stocks de médicaments à risque de pénurie et publier des listes périodiques afin d’anticiper les crises. Ces organisations plaident également pour un soutien accru à l’industrie pharmaceutique locale afin d’augmenter la production de médicaments essentiels et de réduire la dépendance aux importations.

Les experts du secteur rappellent que la disponibilité des médicaments est une composante fondamentale des services de santé. Pour les malades chroniques, une interruption de traitement peut entraîner une détérioration rapide de l’état de santé, une augmentation des hospitalisations et une pression accrue sur les structures hospitalières. La sphère politique s’est également saisie de la question. La députée Naima El Fathaoui, du groupe parlementaire de la Justice et du Développement, a adressé une question écrite au ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui. Elle y souligne que les perturbations d’approvisionnement en pharmacie exacerbent l’anxiété des patients et des professionnels, en particulier pour les traitements liés au diabète, aux maladies cardiovasculaires, à l’hypertension, à l’ophtalmologie et aux troubles psychiatriques. La députée a donc demandé des clarifications sur les mesures immédiates envisagées par le ministère pour assurer la continuité de l’approvisionnement du marché national, pour prévenir de futures ruptures de stocks.

Par La Rédaction
Le 16/07/2026 à 19h03