Trois ans ferme pour le responsable d’une agence bancaire, coupable du vol de 1,6 million de dirhams

Un client devant le guichet d'une agence bancaire.

Revue de presseAu terme de la procédure d’appel, la Chambre criminelle de Rabat confirme la peine de trois ans de prison ferme qui avait été infligée à l’employé d’une agence bancaire de la capitale, coupable d’avoir détourné près de 1,6 million de dirhams après avoir falsifié et manipulé les comptes de clients de cette agence. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 27/04/2026 à 20h25

C’est tard dans la nuit du mercredi 22 avril dernier, que le verdict qui avait été prononcé en première instance a été confirmé: le responsable d’une agence bancaire de Rabat s’est vu infliger une peine de trois ans de prison ferme, pour «détournement de fonds», «falsification» de documents et «vol», la somme dérobée ayant été évaluée à près de 1,6 million de dirhams. Le juge en charge de ce dossier judiciaire, affecté à la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Rabat a donc entériné le verdict qui avait été prononcé en novembre dernier, en première instance, indique Al Akhbar de ce mardi 28 avril, et a décidé de maintenir les amendes, ainsi que les dommages-intérêts à reverser au plaignant, l’établissement bancaire lésé, qui s’était constitué partie civile dans ce procès. Leur montant avait été évalué, en première instance, à la somme de 1,75 million de dirhams.

Le juge a rendu son verdict après une audience marathon, au cours de laquelle l’accusé n’a, encore une fois, pu justifier ses actes, après avoir été confronté aux preuves formelles présentées tant par les jurés, la défense que le ministère public. L’affaire avait fait l’objet d’une enquête judiciaire initiée le 20 avril 2024, quand des éléments de la brigade régionale de la police judiciaire de Rabat, spécialisés dans les infractions financières et économiques, avaient déféré cet employé d’un établissement bancaire de l’avenue Mohammed V devant le Parquet. Cette décision faisait suite à une enquête préliminaire, qui avait permis de révéler ce détournement de fonds à grande échelle, totalisant 1,6 million de dirhams.

Al Akhbar relaie le fait que selon les éléments du dossier judiciaire concernant cet employé bancaire, il s’agit d’un homme âgé de 34 ans, né à Salé, qui venait d’être embauché dans cette agence. Il avait été présenté au procureur général du Roi près la cour d’appel de Rabat après que l’enquête préliminaire avait permis de déterminer son implication dans une importante opération de détournements de fonds et de dépôts de cette agence, ajoute le quotidien. Placé en garde à vue, il avait ensuite été déféré devant la juge d’instruction chargée des crimes financiers, à la demande du procureur général, afin de déterminer l’ensemble des faits ayant conduit à un détournement de fonds de cette ampleur dans l’une des plus anciennes agences bancaires de Rabat.

Cette récente condamnation s’ajoute à d’autres cas similaires dans des agences bancaires de la même enseigne, au cours des deux dernières années, à Rabat, mais aussi à Salé et à Témara. Dans cette affaire qui a abouti à une peine de trois années ferme, confirmée en appel, la juge d’instruction, après avoir examiné les éléments de preuves reversés au dossier, et auditionné le prévenu, au cours d’un premier interrogatoire, avait décidé de le placer en détention provisoire au centre pénitentiaire de Tamesna, tout en entamant des poursuites judiciaires à son encontre pour «détournement et dilapidation de fonds publics», «falsification de documents bancaires» et «manipulation de données de clients».

Selon des sources fiables interrogées par le quotidien, c’est la découverte d’irrégularités comptables, jugées graves, dans les comptes de cette agence bancaire réputée de l’avenue Mohammed V à Rabat par des commissions d’inspection générale, dépêchées par le siège de cette banque, qui ont conduit sa direction centrale à porter plainte. Les services de la brigade régionale de la police judiciaire spécialisée dans les crimes économiques et financiers sont alors intervenus, et ont initié une enquête approfondie sur les agissements de cet employé, fortement soupçonné d’être directement impliqué dans ces vols et dilapidation de fonds publics, dont les comptes d’institutions qui étaient placés sous sa responsabilité directe dans cette agence.

Les enquêteurs se sont concentrés sur des transactions financières effectuées depuis son ordinateur, ainsi que sur des opérations de création de comptes bancaires fictifs, et de retraits d’argent liquide, qu’il avait validées avec les codes d’accès qui étaient à sa disposition. L’enquête menée a donc pu le confondre, en révélant des données accablantes, dont des virements suspects qu’il avait effectués vers de faux comptes qu’il avait lui-même créés et qu’il alimentait par les fonds qu’il avait détournés.

Par La Rédaction
Le 27/04/2026 à 20h25