Tétouan: cinq personnes condamnées à la prison pour incitation à l’immigration irrégulière

Des migrants tentant de prendre d'assaut la clôture de séparation avec le préside occupé de Sebta.

La cour d’appel de Tétouan a prononcé, lundi 23 septembre, des peines à l’encontre de cinq personnes accusées d’incitation à la «migration massive» vers le préside occupé de Sebta. Ces jugements font suite aux événements des 14 et 15 septembre à Fnideq.

Le 24/09/2024 à 16h51

Le lundi 23 septembre, des peines d’emprisonnement ont été prononcées par la cour d’appel de Tétouan, à l’encontre de cinq personnes accusées d’incitation à la migration massive vers le préside occupé de Sebta. Après près de deux heures de délibération, le tribunal a condamné deux des accusés à six mois de prison ferme, alors que les trois autres ont écopé de trois mois de détention.

Les cinq individus étaient poursuivis pour «incitation à la tentative d’émigration illégale» via des publications sur les réseaux sociaux, participant ainsi au déclenchement des événements des samedi 14 et dimanche 15 septembre. Ces derniers avaient vu le rassemblement, dans la ville de Fnideq, de centaines de jeunes -dont des mineurs- dans le but de rejoindre de manière irrégulière la ville de Sebta.

D’autres prévenus, arrêtés par les forces de l’ordre à Fnideq ou dans d’autres villes du Royaume, seront jugés la semaine prochaine pour leur rôle dans la diffusion sur les réseaux sociaux de «vidéos et d’appel» incitant à envahir le poste frontalier de Sebta le 15 septembre. Au total, environ 150 personnes ont été appréhendées pour incitation à la migration clandestine, que ce soit directement ou via Internet.

Une ressortissante algérienne sera également présentée cette semaine au procureur de Tétouan pour «incitation à l’immigration clandestine» et «diffusion de fausses déclarations dans les médias». Elle avait été filmée appelant à l’immigration irrégulière en se faisant passer pour une citoyenne marocaine résidant à Oujda.

Deux autres ressortissants algériens ont été arrêtés et sont soumis à enquête pour des accusations similaires, après que l’un d’eux a été surpris en train d’encourager des migrants, majoritairement mineurs, à attaquer la clôture de séparation entre Fnideq et Sebta et à résister aux forces de l’ordre.

Par Said Kadry
Le 24/09/2024 à 16h51

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Ces réseaux sociaux entre les mains ✋️ de ce genre de personnes sont nuisibles pour nôtre pays. N'importe quels incultes ou des personnes mal intentionnés se permettent de poster ses âneries, tous les prétextes pour vider leur sac. Les droits de l'homme ne sont pas plus importants que le bien être de nôtre pays. Protégeons nôtre pays de ces individus nuisibles pour le bien de nôtre pays.

Les peines sont trop clémentes au vu de la gravité des faits.

Je partage votre commentaire. La décision de justice n'est pas à la hauteur de l'impact sur l'image du Maroc à l’international, ni même au niveau des moyens déployés pour juguler l'assaut des migrants, sans compter les forces de l'ordre blessés, etc.

maintenant que les clandestins algériens se mette sur le sol marocain a faire du bizness en émigration sauvage, petite question anodine. Comment il est quasiment impossible (vus les graves risques de par les autorités voisines) le marocain n'arrive pas a pénétrer chez le voisin, par contre ce voisin entre au Maroc et se fait expéditeurs de clandestins marocains vers l'espagne. Que fait la police de l'oriental ??

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