Settat: l’ingénieur disparu retrouvé sans vie au fond d’un puits abandonné

Une scène de crime. (Photo d'illustration)

Revue de presseDisparu le 23 septembre dans des circonstances troubles, un ingénieur d’État a été retrouvé sans vie samedi dernier au fond d’un puits abandonné, à Lakhiaita, dans la province de Settat. L’enquête, ouverte pour meurtre, privilégie la piste d’un réseau de trafic de stupéfiants, tandis qu’une mystérieuse communication anonyme visant à faire condamner le puits a renforcé l’hypothèse d’un crime prémédité. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 11/10/2026 à 21h01

Le corps d’un ingénieur d’État, porté disparu depuis le 23 septembre dans des circonstances obscures, a été découvert samedi dernier au fond d’un puits abandonné, dans la région de Lakhiaita, relevant de la province de Settat. «L’ouvrage se trouve dans une zone exploitée par un réseau de trafic de Lpoufa, d’autres stupéfiants et d’alcool», rapporte Assabah dans son édition de ce lundi 12 octobre.

Les gendarmes et les sapeurs-pompiers dépêchés sur place ont eu le plus grand mal à extraire la dépouille, tant la profondeur du puits, plus de 80 mètres, rendait l’opération périlleuse. Une enquête a été ouverte sur instruction du parquet, à la suite d’informations laissant penser que la victime avait été assassinée et que son corps avait été précipité dans le puits.

L’hypothèse du meurtre s’est encore renforcée lorsque les autorités ont reçu un appel d’une source anonyme les exhortant à fermer le puits, au motif que la zone connaît une forte affluence de toxicomanes susceptibles d’y chuter sous l’effet des stupéfiants. Mais en confrontant l’heure de cet appel à la date de disparition de la victime, les enquêteurs ont compris que l’interlocuteur anonyme avait conçu un stratagème visant à effacer les traces du crime, en impliquant les autorités dans la fermeture du puits après s’être débarrassé du corps de la victime.

L’ingénieur d’État avait disparu le 23 septembre dans des circonstances troubles. Ce jour-là, il s’était rendu, en compagnie de l’un de ses proches, à «La Croix», une zone dominée par un célèbre réseau de trafic de drogue à Lakhiaita, pour acheter des stupéfiants. Il n’en serait jamais ressorti. Son accompagnateur, inquiet, aurait interrogé les membres du réseau, les gardiens de voitures et les toxicomanes, en vain.

Constatant sa disparition, la famille de la victime s’est empressée d’alerter les services de la Gendarmerie royale. Estimant probable qu’il ait été victime d’un acte malveillant, elle a déposé une plainte auprès du procureur général du Roi près la cour d’appel de Settat. La disparition du jeune ingénieur est restée une énigme qui a intrigué tout le monde, jusqu’à la découverte, samedi dernier, de son corps dans un puits abandonné.

«L’implication du réseau de trafic de drogue dans le meurtre constitue aujourd’hui la piste privilégiée. Selon certains récits, la victime aurait eu un différend avec l’un de ses membres, qui l’aurait mortellement agressée», écrit Assabah. Pour effacer les traces du crime, les membres du réseau auraient décidé de se débarrasser momentanément du corps dans un puits, avant de le transporter ailleurs. Leur plan aurait toutefois échoué en raison de la difficulté à extraire la dépouille d’un puits profond de plus de 80 mètres.

Après les premières constatations sur les lieux et les investigations préliminaires, les éléments de la gendarmerie ont transporté le corps de la victime à la morgue, où il sera soumis à une autopsie afin de déterminer les causes exactes de la mort.

Par La Rédaction
Le 11/10/2026 à 21h01