Rabat abrite une conférence sur la préservation du patrimoine civilisationnel d’Al-Qods, ville des trois religions monothéistes

La conférence sur la préservation de l'identité historique, culturelle et spirituelle de la ville de Jérusalem s’est tenue au siège de l’Académie du Royaume à Rabat, le lundi 22 juin 2026. (Y.Mannan/Le360)

Le 22/06/2026 à 20h09

VidéoRéunis à Rabat dans le cadre d’une conférence consacrée à Al-Qods, responsables politiques, universitaires et acteurs des médias arabes ont appelé à renforcer la mobilisation en faveur de la Ville sainte. Au cœur des débats: la préservation de son identité historique, culturelle et spirituelle, ainsi que la promotion d’un discours fondé sur le dialogue et la coexistence.

Rabat, désignée Capitale arabe de l’information 2026 par le Conseil des ministres arabes de l’information de la Ligue des États, a accueilli ce lundi 22 juin une conférence consacrée à la ville sainte d’Al-Qods, réunissant ministres, universitaires et responsables de médias issus du monde arabe et musulman. Les travaux de cette conférence ont été inaugurés par le secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc, Abdeljalil Lahjomri, et le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mehdi Bensaïd.

Celui-ci a exhorté les médias arabes et musulmans à intensifier leurs efforts de plaidoyer et de sensibilisation afin de mieux faire connaître les symboles historiques et civilisationnels d’Al-Qods, présentée comme un espace de rencontre entre les religions et un modèle de coexistence, de dialogue et de fraternité.

Organisée au siège de l’Académie du Royaume, cette rencontre s’est tenue à l’initiative de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, relevant du Comité Al-Qods présidé par le roi Mohammed VI.

Dans son discours inaugural, Abdeljalil Lahjomri a souligné qu’Al-Qods, «ville de droit et de paix», constitue un héritage universel et une mémoire vivante de la civilisation arabo-musulmane. Évoquant l’Appel d’Al-Qods signé à Rabat le 30 mars 2019 par le roi Mohammed VI et le pape François, il a rappelé que ce texte érige la Ville sainte en patrimoine commun de l’humanité et en symbole de coexistence pacifique entre les fidèles des trois religions monothéistes, fondé sur le respect réciproque et le dialogue.

Parmi les intervenants, Mohamed Salem Cherkaoui, directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, est revenu sur les actions menées par l’Agence en faveur des Maqdissi. Il a rappelé que, pour le Maroc, la cause palestinienne constitue la deuxième priorité nationale après la défense de l’intégrité territoriale du Royaume.

De son côté, Ahmed Assaf, ministre chargé de l’Information officielle palestinienne, a évoqué un adage palestinien selon lequel «la guerre commence à Al-Qods et la paix commence à Al-Qods». Il a accusé Israël de poursuivre une politique d’occupation et de judaïsation des territoires palestiniens, en s’appuyant notamment sur plusieurs résolutions des Nations unies. «La ville d’Al-Qods est la capitale de l’État palestinien et elle demeurera arabe et musulmane», a-t-il affirmé.

Pour sa part, Ahmed Rachid El Khatabi, représentant de la Ligue des États arabes, a indiqué que cette rencontre visait à «élaborer un nouveau récit capable de convaincre la communauté internationale, à travers un langage et un discours médiatique fondés sur les valeurs du vivre-ensemble, de la tolérance et de la coexistence entre les religions».

Le responsable de l’information au sein de la Ligue arabe a également souligné qu’Al-Qods demeure «une terre unique abritant les trois religions monothéistes». Selon lui, les travaux de cette conférence devraient aboutir à l’élaboration d’un document stratégique destiné à la communauté internationale, afin de réaffirmer ces principes et ces valeurs au service de la cause d’Al-Qods.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 22/06/2026 à 20h09