Province d’Es-Semara: comment la station de Laghchiwate préserve des espèces animales menacées d’extinction

L'oryx Abu Adass, une espèce d'antilope en voie d’extinction, est en voie de réintroduction dans la station d’acclimatation de la faune saharienne de Laghchiwate. (H.Yara/Le360)

Le 05/10/2024 à 16h57

VidéoLa station d’acclimatation de la faune saharienne de Laghchiwate (province d’Es-Semara) joue un rôle de premier plan dans la préservation des espèces animales en voie d’extinction, principalement l’oryx Abu Adas, une espèce locale d’antilope. Le360 vous fait découvrir cette station.

La station d’acclimatation de la faune saharienne, située dans la zone de Laghchiwate, relevant de la commune d’Amgala, à 250 km au sud-ouest d’Es-Semara, s’étend sur environ 600 hectares, et se destine au repeuplement d’espèces animales en voie d’extinction, principalement l’oryx Abu Adas -antilope à cornes en spirales-, en vue de les réintroduire à moyen terme dans le désert du Sahara marocain.

Pour faire découvrir cette station à ses lecteurs, Le360 s’est rendu dans la région de Laghchiwate, également connue comme site archéologique préhistorique, à la rencontre de Mohammed Kadaoui, directeur provincial de l’Agence nationale des Eaux et forêts à Es-Semara.

«L’objectif premier de la création de cette station est de favoriser la création d’un équilibre environnemental dans cette région», affirme notre interlocuteur, qui explique que le processus de réintroduction de l’oryx d’Abou Adass a été mené en deux phases: la première a débuté avec 20 spécimens, suivie d’une seconde de 18 spécimens.

Mohammed Kadaoui a également évoqué les autres retombées positives de cette station sur cette région, notamment via la création d’opportunités d’emploi pour la population locale, de nombreux habitants ayant participé à ce projet.

De son côté, Mohamed Saleh Miyara, l’un des gardiens de la station d’acclimatation de Laghchiwate, nous a détaillé les spécificités de l’alimentation de l’oryx Abu Adas: la nature des aliments, le calendrier des repas, les dosages précis, ou encore les précautions à observer.

Il en va de même pour l’abreuvage. Notre interlocuteur a expliqué que l’oryx Abu Adas bénéficie d’eau fraîche, pour laquelle la station a mis en place des réservoirs assurant des stocks de sécurité, de même qu’elle le fait pour l’alimentation, compte tenu de l’éloignement de la réserve de la ville d’Es-Semara.

L’autruche, autre espèce protégée

Outre l’oryx Abu Adas, «l’animal choyé de cette réserve», la station d’acclimatation de Laghchiwate sert de refuge à l’autruche, autre espèce concernée par l’opération de réintroduction. Elle bénéficie des mêmes attentions, avec des procédures respectant ses spécificités en matière d’alimentation et d’habitudes de consommation, affirme Mohamed Saleh Miyara.

La station d’acclimatation de la faune saharienne de Laghchiwate, à l’instar de nombreuses autres dans le pays, s’inscrit dans la stratégie nationale de protection de la faune, mise en œuvre par le département des Eaux et forêts. L’objectif est de favoriser la diversité environnementale et biologique, valoriser l’espace saharien et préserver la faune saharienne contre les différentes menaces, notamment la sécheresse et le braconnage.

Par Hamdi Yara
Le 05/10/2024 à 16h57

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