Propreté urbaine à Casablanca: le nouveau cahier des charges sous le feu roulant des critiques

Des bennes à ordures à Casablanca.. adil gadrouz

Revue de presseLa gestion de la propreté urbaine de Casablanca est de nouveau sous le feu des critiques, notamment des élus au niveau des arrondissements et des travailleurs dans le secteur. Ils reprochent à la mairie d’avoir opté pour une approche non participative, reléguant au second plan, l’élément humain et la dignité professionnelle des agents de collecte. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 04/05/2026 à 18h04

Le nouveau cahier des charges relatif à la gestion de la propreté urbaine de Casablanca serait en train d’être confectionné et mis au point sans la participation des représentants des citoyens au niveau des arrondissements composant le Conseil de la ville de Casablanca. C’est du moins ce qu’a déclaré Abdelilah Farakh, membre du Conseil de l’Arrondissement de Sidi Othmane, rapporte le quotidien Al Akhbar de ce mardi 5 mai. Il a précisé que l’approche suivie par la mairie de la ville dans ce cadre n’aurait pas pris en compte les spécificités des quartiers de la métropole et ses points noirs.

À propos de la dernière crise relative au secteur dans la capitale économique du pays, l’élu de Sidi Othmane a fait savoir que «les causes de cette calamité environnementale résidaient dans des problèmes techniques au niveau de la décharge publique». Ces dysfonctionnements techniques, a-t-il mis en garde, pourraient être exploités par des entreprises opérant dans une concurrence déloyale, ce qui aurait un impact sur le citoyen, qui paierait en fin de compte le prix de ces dysfonctionnements. Dans ce sillage, fait remarquer l’élu de Sidi Othmane, «les travailleurs dans le secteur, agents de collecte et autres, seraient souvent soumis à des pressions et contraints à compresser les déchets manuellement, ce qui touche leur dignité professionnelle, en plus de les exposer à des risques importants». De même, «des manœuvres seraient orchestrées pour contourner le système de contrôle numérique», a-t-il encore souligné.

Casa Environnement, la SDL en charge du dossier, était également au cœur des critiques, notamment pour les campagnes de sensibilisation qui occasionnent des budgets importants sans aucun impact réel sur le terrain.

Enfin, ajoute l’élu de Sidi Othmane, aujourd’hui, des voix s’élèvent, à Sidi Othmane et ailleurs dans la Métropole, pour demander aux autorités compétentes de prendre en compte l’élément humain dans la gestion de ce secteur, la maintenance technique des engins et la mise en place des mécanismes rigoureux de contrôle.

Par La Rédaction
Le 04/05/2026 à 18h04