Noyée sous les déchets, Aït Melloul face à une crise environnementale et sanitaire majeure

Amoncellement chaotique de déchets à Aït Melloul.

Amoncellement chaotique de déchets à Aït Melloul.

Le 06/09/2026 à 17h05

VidéoEntre amoncellements d’ordures, prolifération de nuisibles et effluves nauséabondes jusqu’aux portes du conseil communal, la dégradation du service de propreté d’Aït Melloul suscite l’exaspération de la population et met en lumière les failles d’une gestion municipale sous le feu des critiques.

À Aït Melloul, le quotidien de la population est désormais rythmé par la vision déplorable des détritus entassés et par des puanteurs persistantes qui asphyxient l’espace public. Les habitants de cette municipalité, pourtant dotée de ressources financières d’une ampleur considérable, assistent avec dépit au délabrement continu du cadre de vie local, une situation que de nombreuses voix attribuent directement à des déficiences majeures dans la gouvernance et le pilotage des services municipaux sous la conduite du conseil communal actuel.

Sur le terrain, la dégradation du secteur de la propreté atteint des proportions alarmantes dans la quasi-totalité des quartiers. Les usagers et les observateurs associatifs soulignent que les déchets ménagers s’accumulent sans contrôle autour de bacs à ordures manifestement détériorés, dont l’achat avait pourtant mobilisé des investissements financiers colossaux avant que la faible qualité du matériel ne soit révélée par l’usage quotidien.

Au-delà de la gêne visuelle, cette crise environnementale génère un impact sanitaire direct. La prolifération d’insectes nuisibles, tels que les moustiques et les mouches, s’accompagne d’une présence accrue de chiens et de chats errants, ainsi que du rassemblement d’animaux de trait et de personnes en situation de grande vulnérabilité vivant du glanage informel. Ce décor chaotique porte atteinte à la dignité du paysage urbain et aggrave les menaces pesant sur la santé publique, particulièrement pour les jeunes enfants et les personnes atteintes de pathologies respiratoires chroniques.

L’ampleur du problème met en lumière la nécessité d’une intervention urgente des autorités de tutelle pour pallier le manque de solutions pérennes. En parallèle, des appels s’élèvent pour réclamer une revalorisation significative de la condition des ouvriers de la propreté, dont l’action essentielle se heurte souvent à une précarité marquée par des rémunérations particulièrement modestes. La gravité de la situation apparaît d’autant plus frappante aux yeux des riverains que les amoncellements d’ordures et les effluves nauséabondes ne s’arrêtent pas aux portes des zones résidentielles, mais touchent directement les abords immédiats et l’enceinte principale du siège du conseil communal, illustrant la difficulté de la municipalité à assumer la gestion de son propre environnement.

Par M'hand Oubarka
Le 06/09/2026 à 17h05