Lundi 29 juin, une opération d’envergure a été menée dans le douar Chleuh, où près de 150 constructions anarchiques ont été démolies dans le cadre de l’opérationnalisation du programme «Villes sans bidonvilles», dont l’ambition est d’éradiquer l’habitat insalubre et de garantir aux ménages bénéficiaires un relogement dans des conditions préservant leur dignité et leur bien-être.
Supervisée par les autorités locales de la province de Nouaceur, cette intervention a été menée «avec toute la rigueur requise», après que «des mesures nécessaires ont été prises pour assurer son déroulement dans des conditions optimales de sécurité et d’organisation», relaie Al Akhbar de ce mercredi 1er juillet. Cette décision, «ni précipitée, ni fortuite», s’inscrit dans la lignée d’une «démarche méthodique initiée dès 2021, année à laquelle un recensement exhaustif des familles résidant au douar Chleuh avait été entrepris», explique le quotidien.
En 2025, ajoute Al Akhbar, «les habitations concernées avaient fait l’objet d’un numérotage systématique, alors même que les dossiers sociaux et administratifs des futurs relogés étaient rigoureusement constitués». Selon des sources proches de cette opération, «les familles impactées avaient été avisées de cette décision deux mois à l’avance, puis informées avec précision des modalités et démarches à suivre pour bénéficier du dispositif de relogement». Objectif affiché: «assurer une transition en douceur vers des logements décents, répondant aux critères essentiels d’une vie digne et épanouie», assure Al Akhbar.
Cette opération s’inscrit «dans la continuité des efforts soutenus déployés par les autorités provinciales et locales de Nouaceur pour intensifier la lutte contre les habitats précaires», indique le quotidien, ajoutant qu’elle «participe également à la requalification du cadre bâti, conformément aux orientations nationales visant à améliorer les conditions de vie des citoyens et à éliminer les stigmates de la marginalisation et de la vulnérabilité liées à l’habitat insalubre».
Le programme «Villes sans bidonvilles» se veut «une réponse structurante à l’un des défis sociaux et urbains majeurs du Royaume, en proposant des solutions de logement alternatives adaptées aux besoins des populations ciblées», écrit Al Akhbar. Il s’agit aussi de «réhabiliter les quartiers défavorisés, de manière à renforcer le développement local et à promouvoir une justice territoriale équilibrée entre les différentes communes».


