Marrakech: la chanteuse «Cheikha Trax» condamnée à huit mois de prison ferme

Cheikha Trax

La chanteuse populaire Fatima Zahra Laazizi, plus connue sous le surnom de «Cheikha Trax», a été condamnée à huit mois de prison ferme, assortis de 120.000 dirhams de dommages-intérêts, par le tribunal de première instance de Marrakech. Cette décision intervient dans une affaire déclenchée par la diffusion d’un enregistrement audio qui avait provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux, en raison de propos jugés offensants à l’égard des habitants du quartier Sidi Youssef Ben Ali.

Le 05/11/2026 à 00h22

L’affaire remonte au début du mois d’octobre dernier, lorsque des habitants de ce quartier de Marrakech avaient saisi la justice à la suite de la circulation d’un enregistrement sonore attribué à la chanteuse. Les plaignants estimaient que les propos tenus dans cet audio portaient atteinte à leur dignité et comportaient des expressions susceptibles de constituer une incitation à la discrimination et à la haine.

La plainte, accompagnée d’une copie de l’enregistrement, avait conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire. Le dossier avait également pris une dimension médiatique et associative, avec l’intervention de l’association «Zéro Tafa8a», qui s’était constituée partie civile.

Le 13 octobre 2026, le parquet près le tribunal de première instance de Marrakech avait décidé de poursuivre la chanteuse en état de détention, avant son incarcération à la prison locale de l’Oudaya. Les poursuites portaient notamment sur des faits présumés d’incitation à la discrimination et à la haine entre les personnes par le biais de moyens électroniques, ainsi que de menaces et de violences.

Le dossier avait connu plusieurs audiences et reports, notamment pour permettre à la défense de préparer ses arguments et aux parties civiles de présenter les éléments numériques versés au dossier.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités judiciaires à l’égard des contenus diffusés sur les plateformes numériques, notamment lorsqu’ils sont susceptibles de porter atteinte à la dignité des personnes ou d’alimenter des discours de haine.

Par La Rédaction
Le 05/11/2026 à 00h22