L’affaire remonte au début du mois d’octobre dernier, lorsque des habitants de ce quartier de Marrakech avaient saisi la justice à la suite de la circulation d’un enregistrement sonore attribué à la chanteuse. Les plaignants estimaient que les propos tenus dans cet audio portaient atteinte à leur dignité et comportaient des expressions susceptibles de constituer une incitation à la discrimination et à la haine.
La plainte, accompagnée d’une copie de l’enregistrement, avait conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire. Le dossier avait également pris une dimension médiatique et associative, avec l’intervention de l’association «Zéro Tafa8a», qui s’était constituée partie civile.
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Le 13 octobre 2026, le parquet près le tribunal de première instance de Marrakech avait décidé de poursuivre la chanteuse en état de détention, avant son incarcération à la prison locale de l’Oudaya. Les poursuites portaient notamment sur des faits présumés d’incitation à la discrimination et à la haine entre les personnes par le biais de moyens électroniques, ainsi que de menaces et de violences.
Le dossier avait connu plusieurs audiences et reports, notamment pour permettre à la défense de préparer ses arguments et aux parties civiles de présenter les éléments numériques versés au dossier.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités judiciaires à l’égard des contenus diffusés sur les plateformes numériques, notamment lorsqu’ils sont susceptibles de porter atteinte à la dignité des personnes ou d’alimenter des discours de haine.



