Législatives: le dossier épineux du cannabis s’invite dans la campagne

Cannabis à usage médical. (Photo d'illustration)

Culture sous serre de cannabis à usage médical. . DR

Revue de presseÀ l’approche du scrutin, la régulation de la culture du cannabis et le développement des infrastructures de base s’imposent au cœur des débats électoraux à Chefchaouen, Ouazzane et Larache. Alors que les populations locales réclament un encadrement technique et un soutien accru aux agriculteurs de petites parcelles, le ministère de l’Intérieur rappelle que toute extension des zones de culture restera strictement liée aux besoins des marchés industriels et médicaux. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 17/09/2026 à 19h05

Dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, la question de la régulation de la culture du cannabis et de la délimitation des zones autorisées s’est imposée comme un thème incontournable de la campagne électorale pour les législatives, particulièrement dans les provinces de Chefchaouen, Ouazzane et Larache. Ce dossier ultrasensible cristallise les attentes des populations rurales pour qui cette filière représente un levier fondamental de développement économique, de création d’emplois et de lutte contre la pauvreté et la précarité dans les zones enclavées, rapporte le quotidien Al Akhbar de ce vendredi 18 septembre.

Face aux défis du terrain, les habitants de ces régions enclavées interpellent directement les têtes de liste candidates au Parlement. Leurs revendications s’articulent autour de la nécessité d’apporter des réponses concrètes pour structurer la culture du cannabis, de lever les zones d’ombre et les confusions administratives, d’optimiser les aspects techniques et d’assurer un accompagnement rigoureux ainsi qu’un soutien accru aux coopératives. L’objectif affiché est de garantir que les agriculteurs de petites parcelles puissent obtenir une part équitable des revenus générés par cette activité.

Les enjeux de cette campagne se cristallisent également autour des infrastructures de base, comme les récurrentes coupures d’électricité qui entravent lourdement le quotidien de ce monde rural et se retrouvent au premier plan des débats électoraux. Cette problématique trouve en partie son origine dans le choix de critères historiques stricts pour définir les zones de production initiales, avant que les provinces de Larache et de Ouazzane ne s’intègrent à leur tour dans cette dynamique de culture au cours des années quatre-vingt.

Aujourd’hui, des revendications fusent pour que ces deux territoires soient intégrés dans le processus de régulation officielle, loin de tout débat politique ou de tentative de récupération électoraliste, lit-on dans Al Akhbar.

Cette effervescence locale fait suite à une mobilisation de longue haleine menée par de nombreux acteurs associatifs et présidents de collectivités territoriales, qui n’ont cessé d’adresser des lettres au ministère de l’Intérieur pour demander l’autorisation de la culture du cannabis à des fins médicales et industrielles dans plusieurs provinces du Nord, en premier lieu à Ouazzane et Larache. En réponse à ces demandes, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a clarifié la position de l’État, soulignant que toute extension des zones de culture du cannabis reste strictement conditionnée à l’évolution de la demande par les industries de transformation de cette plante à des fins pharmaceutiques.:

Par La Rédaction
Le 17/09/2026 à 19h05