L’anarchie de retour sur la plage d’Ain Diab à l’approche de l’été

À la plage d’Aïn Diab, des loueurs de parasols se sont installés illégalement, tandis que des gardiens de voitures improvisés exigent un paiement pour un stationnement pourtant gratuit, alimentant un désordre qui perturbe la quiétude du littoral.

Revue de presseEntre parasols illégaux et gardiennage sauvage, le littoral d’Aïn Diab, vitrine balnéaire de la métropole, voit resurgir les maux que les autorités croyaient avoir endigués. Tandis que la saison estivale s’installe, les baigneurs, exaspérés, dénoncent le retour des pratiques anarchiques et réclament une application ferme des règles afin que la gratuité des plages ne soit plus une promesse déçue. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 01/07/2026 à 20h09

Sur le sable d’Aïn Diab, l’insouciance des vacances a vite laissé place à l’irritation. Cet été encore, les estivants ont vu renaître un spectacle qu’ils espéraient révolu: des loueurs de parasols installés sans titre, des gardiens de voitures improvisés réclamant un dû pour un stationnement supposément libre et, avec eux, un désordre qui écorne la quiétude du rivage.

«Car si les plages casablancaises sont, en théorie, régies par un arsenal juridique, interdiction d’occuper le domaine public maritime, délimitation de zones gratuites, réglementation stricte des activités, la réalité semble se jouer ailleurs», rapporte Al Akhbar de ce jeudi 2 juillet. Les usagers constatent, avec une amertume grandissante, le retour progressif de ces acteurs informels, comme si les circulaires et les arrêtés n’avaient eu qu’un effet saisonnier.

Les vacanciers, las de cette impunité, ne mâchent pas leurs mots: ils exigent des autorités locales qu’elles sortent de leur réserve, rétablissent l’ordre public et fassent respecter la loi sur l’ensemble du littoral. À leurs yeux, la question ne se réduit pas à une simple gêne passagère. Elle touche au droit fondamental de jouir d’un espace collectif, propre, sûr et véritablement accessible à tous.

Ce qui irrite plus encore, c’est que ces individus ne disposent d’aucune autorisation légale pour exercer. «Leur présence, tolérée en raison d’un laisser-aller que l’on croyait révolu, ravive la nécessité de patrouilles régulières et de contrôles inopinés, seuls à même de garantir la gratuité et la transparence sur le domaine balnéaire», écrit Al Akhbar.

Rappelons-le pourtant: la wilaya et les élus communaux avaient solennellement acté, l’année dernière, la gratuité du stationnement sur tout le linéaire côtier, du parc de la mosquée Hassan II jusqu’à la plage «Madame Choual». Une avancée saluée, mais aujourd’hui sérieusement ébranlée par la résurgence de ces gardiens et loueurs de parasols de fortune qui, sans droit ni titre, rançonnent les automobilistes et les estivants.

Par Hassan Benadad
Le 01/07/2026 à 20h09