Urbanisme: les interférences de prérogatives retardent la reconfiguration du secteur

Fatima Ezzahra El Mansouri, ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.

Revue de presseLa mise en application de la nouvelle loi transformant les Agences urbaines (AU) en agences régionales de l’urbanisme et de l’habitat a mis le secteur sous le feu des projecteurs. La question des interférences de prérogatives y serait également fortement soulevée. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 01/07/2026 à 19h20

La ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri, s’apprête à nommer, avant la fin de son mandat, les 12 nouveaux directeurs des Agences urbaines (AU), après leur transformation en agences régionales de l’urbanisme et de l’habitat.

«Les nominations prévues dans le cadre de la nouvelle configuration pourraient conduire le directeur de l’Agence urbaine de Marrakech à la région de Rabat-Salé-Kénitra», indiquent les sources du quotidien Assabah, qui rapporte cette information dans son édition du jeudi 2 juillet.

Cependant, fait remarquer le quotidien, en attendant la reconfiguration du secteur, «les directeurs et directrices des autres agences urbaines demeurent entre le marteau des administrations territoriales (walis et gouverneurs) et l’enclume du cabinet de la ministre de tutelle».

Car, poursuit le quotidien, «les responsables des AU auraient exprimé leur mécontentement à propos des interventions des autorités de l’administration territoriale, qui empiéteraient sur leurs prérogatives».

Cette problématique d’interférence de compétences a été soulevée auprès de la ministre de tutelle, qui a déclaré à plusieurs reprises au Parlement qu’elle est la seule responsable du secteur englobant les agences urbaines et le Groupe Al Omrane.

Mais, constate le quotidien, «cette tutelle reste lettre morte sur le terrain». D’après les mêmes sources, «la directrice d’une agence urbaine aurait menacé de présenter sa démission après avoir été réprimandée par un haut responsable qui n’aurait aucune relation avec le secteur de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville».

Autant dire que les interférences de prérogatives seraient à l’origine du retard accusé dans la mise en place des plans d’aménagement, notamment dans certaines grandes villes.

Des sources au sein du ministère auraient confirmé au quotidien que la volonté de la ministre de tutelle se heurte aux pressions exercées par des lobbys, appuyés par des conseils élus, ce qui aurait retardé le projet de la nouvelle génération de documents de planification qu’elle avait promis de concrétiser durant la première année de son mandat.

Par La Rédaction
Le 01/07/2026 à 19h20