Stellantis fait du Maroc le cœur battant de sa stratégie 2030 pour la région Moyen-Orient et Afrique

Le site de production du groupe Stellantis, à Kénitra au Maroc.

Revue de presseLe constructeur automobile européen Stellantis déploie sa feuille de route FaSTLAne 2030, une stratégie d’envergure visant une hausse de 40% de son chiffre d’affaires dans la région Moyen-Orient et Afrique. Au centre de ce dispositif, le Maroc s’impose comme le principal pilier industriel du groupe, porté par l’extension imminente de l’usine de Kénitra, l’arrivée de nouveaux modèles et une accélération marquée dans la production de véhicules électriques et hybrides. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 01/07/2026 à 19h52

Le groupe automobile européen Stellantis passe à la vitesse supérieure dans la région Moyen-Orient et Afrique (MEA) en dévoilant sa feuille de route stratégique FaSTLAne 2030. «Présenté par Samir Cherfan, directeur des opérations (COO) pour la zone MEA, ce plan vise à consolider la position de l’entreprise, actuellement deuxième sur ce marché avec plus de 500.000 véhicules vendus par an et une rentabilité à deux chiffres», indique le quotidien L’Economiste dans son édition du jeudi 2 juillet.

Pour capter le potentiel de cette région en forte croissance démographique, Stellantis s’est fixé pour objectif d’y augmenter son chiffre d’affaires de 40% d’ici 2030, tout en maintenant une rentabilité opérationnelle à deux chiffres. Cette ambition s’inscrit dans le cadre d’un plan global de 60 milliards d’euros d’investissements à l’échelle mondiale, axé sur une réorganisation régionale, le développement de partenariats technologiques et une approche centrée sur le client.

La stratégie repose en grande partie sur la refonte du modèle d’approvisionnement et le renforcement des capacités industrielles locales. Stellantis prévoit d’optimiser son sourcing en s’appuyant à la fois sur ses usines régionales et sur des importations stratégiques, notamment depuis la Chine. La direction indique que cette transformation structurelle est déjà bien engagée et devrait être finalisée à 75% dès 2028. «L’offre commerciale sera également rationalisée autour de 22 modèles ciblés, couvrant 90% des ventes de la région, avec un mix énergétique diversifié incluant le thermique, l’hybride et l’électrique», note L’Economiste.

Dans ce schéma, le bassin méditerranéen s’impose comme le principal pôle de compétitivité du groupe, avec une capacité de production totale de 800.000 unités répartie entre la Turquie et le Maroc. Stellantis prévoit d’ailleurs d’accélérer ses activités en Algérie grâce à l’intégration locale et de stimuler ses performances en Afrique du Sud et au Moyen-Orient grâce à des solutions logistiques plus compétitives.

Le Maroc confirme son rôle de pilier stratégique majeur. L’usine de Kénitra, qui dispose d’une capacité installée de 500.000 véhicules, s’apprête à franchir un nouveau cap avec l’ouverture imminente d’une seconde ligne de production dédiée principalement à l’exportation. Le site accueillera de nouveaux modèles des marques Peugeot, Fiat et Opel.

Kénitra se positionne également au cœur de la transition énergétique du groupe, avec la production programmée de véhicules 100% électriques et le développement de motorisations hybrides, en plus des 135.000 objets de micromobilité électrique (Citroën AMI, Fiat Topolino, Opel Rocks-e) déjà produits à ce jour. Les détails et les ambitions futures de cette extension industrielle seront officiellement dévoilés par Stellantis Maroc le 15 juillet prochain lors d’un événement corporate organisé sur le site.

Par La Rédaction
Le 01/07/2026 à 19h52